Amendement n° 1375 · Article 23 bis
De Julie Ozenne (Écologiste et Social) · déposé le 04/04/2025
- Sort
- Adopté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « de simplification de la vie économique » · PDF
- Dossier
- Projet de loi de simplification de la vie économique
- Signataires
- Mme Ozenne, M. Amirshahi, Mme Arrighi, Mme Autain, Mme Balage El Mariky, Mme Voynet, Mme Belluco, M. Ben Cheikh, M. Biteau, M. Arnaud Bonnet, M. Nicolas Bonnet, Mme Chatelain, M. Corbière, M. Davi, M. Duplessy, Mme Garin, M. Damien Girard, M. Gustave, Mme Catherine Hervieu, M. Iordanoff, Mme Laernoes, M. Lahais, M. Lucas-Lundy, M. Peytavie, Mme Pochon, M. Raux, Mme Regol, M. Thierry,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Supprimer les alinéas 5 et 6.
Exposé sommaire
Le présent amendement vise à conserver la configuration actuelle du collège de la Commission
nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) composé, entre autres, de cinq personnalités
qualifiées désignées en raison de leur connaissance du numérique et des questions touchant aux
libertés individuelles, parmi lesquelles :
- Deux spécialistes en informatique et intelligence artificielle, issus de l’INRIA et du CNRS ;
- Une chercheuse en santé, professeure des universités - praticienne hospitalière (PUPH) - dont
l’apport est précieux dans tous les dossiers relatifs aux données de santé ;
- Une professeure des universités spécialisée en droit des données à caractère personnel.
La présence de ces profils académiques et de chercheurs en informatique est en effet essentielle au
positionnement indépendant et équilibré de la CNIL.
Par ailleurs, la représentation du monde de l’entreprise est actuellement assurée par les deux
représentants du Conseil Économique Social et Environnemental (CESE). Les personnalités
qualifiées, nommées par les assemblées et le gouvernement peuvent aussi déjà comprendre des
membres d’entreprise, bien que cela ne soit pas le cas actuellement.
Enfin, les modalités d’application dans le temps de cette disposition n’étant pas clairement définies,
le risque d’insécurité juridique ou d’inconventionnalité apparaît important, eu égard à la
jurisprudence européenne sur l’interruption des mandats en cours des membres des autorités
administratives indépendantes (voir en ce sens CJUE, grande chambre, 8 avril 2014, Commission /
Hongrie, C-288/12).
Cosignataires (34)
Pouria Amirshahi, Christine Arrighi, Clémentine Autain, Léa Balage El Mariky, Lisa Belluco, Karim Ben Cheikh, Benoît Biteau, Arnaud Bonnet, Nicolas Bonnet, Cyrielle Chatelain, Alexis Corbière, Hendrik Davi, Emmanuel Duplessy, Marie-Charlotte Garin, Damien Girard, Steevy Gustave, Catherine Hervieu, Jérémie Iordanoff, Julie Laernoes, Tristan Lahais, Benjamin Lucas-Lundy, Sébastien Peytavie, Marie Pochon, Jean-Claude Raux, Sandra Regol, Sandrine Rousseau, François Ruffin, Eva Sas, Sabrina Sebaihi, Danielle Simonnet, Sophie Taillé-Polian, Boris Tavernier, Nicolas Thierry, Dominique Voynet