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Amendements / Fin de vie

Amendement n° AS569 · Article 9

De Julien Odoul (Rassemblement National) · déposé le 31/01/2026

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir » · PDF
Dossier
Fin de vie
Signataires
M. Odoul, M. Bentz, Mme Pollet et Mme Hamelet
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

I. – A l’alinéa 2, supprimer les mots :

« ou l’infirmier »

II. – En conséquence, à l’alinéa 9, procéder à la même suppression.

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à affirmer que l’administration d’un acte létal ne peut être banalisée ni diluée dans l’organisation ordinaire des soins.

Confier cet acte à d’autres professionnels que le médecin brouille la frontière entre le soin et la mise à mort, affaiblit la chaîne de responsabilité et expose inutilement certaines professions à une charge éthique et psychologique excessive. La gravité de l’acte impose, au contraire, une responsabilité médicale pleinement assumée et clairement identifiable.

Ce choix est d’ailleurs conforme à la pratique de la majorité des législations étrangères ayant légalisé l’euthanasie ou l’aide médicale à mourir, notamment en Belgique et aux Pays-Bas, où l’acte létal relève exclusivement de la compétence du médecin. Les exceptions existantes reposent sur des cadres professionnels très spécifiques et ne sauraient justifier un élargissement en droit français.

En réservant l’administration de la substance létale aux seuls médecins, le présent amendement vise à préserver la cohérence éthique du dispositif, à garantir une responsabilité claire et à refuser toute banalisation d’un acte dont l’irréversibilité appelle la plus grande prudence.

Cosignataires (3)

Christophe Bentz, Marine Hamelet, Lisette Pollet