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Amendements / Plafonner le cumul de prestations sociales en vue de créer une aide sociale...

Amendement n° AS1 · Article PREMIER

De Océane Godard (Socialistes et apparentés) · déposé le 24/01/2025

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Adopté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi visant à plafonner le cumul de prestations sociales en vue de créer une aide sociale unique et à soutenir les familles qui travaillent » · PDF
Dossier
Plafonner le cumul de prestations sociales en vue de créer une aide sociale unique et soutenir les familles qui travaillent
Signataires
Mme Godard, M. Aviragnet, Mme Bellay, M. Califer, M. Delaporte, Mme Dombre Coste, M. Guedj, Mme Runel et M. Simion
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

I. – Supprimer l’alinéa 2.

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 8.

Exposé sommaire

Cet amendement des députés socialistes et apparentés vise à supprimer le plafonnement du montant versé au titre du RSA et des APL à 70 % du SMIC.

Au moins 3 raisons nous conduisent à nous opposer fermement à l’instauration d’un tel plafonnement.

Tout d’abord, cette proposition de loi est démagogique en ce qu’elle repose sur le mythe de « l’assistanat » selon lequel il serait plus profitable d’être allocataire de prestations sociales que de travailler.

Or de récents travaux ont démontré – s’il le fallait – l’impossibilité pour un ménage de gagner davantage en étant allocataire de prestations sociales qu’en travaillant.

En ce qui concerne le RSA et les APL (l’objet principal de la proposition de loi), le constat est sans appel : « quelle que soit la composition familiale, le revenu disponible augmente avec le salaire et il est plus élevé avec un salaire au Smic que sans salaire »[1].

Prenons l’exemple d’une personne seule, locataire, sans enfant : 

En outre, cette proposition de loi est dangereuse.

En plafonnant le montant du RSA et des aides au logement versé à un ménage à 70 % du SMIC net, soit 1 000 euros environ, cette proposition de loi risque de baisser des montants versés au titre à des ménages, notamment à des familles nombreuses.

Par ailleurs, cette proposition de loi ne s’attaque pas aux vraies racines de la pauvreté : accès à l’emploi, accès à des solutions de garde et de logement, non-recours aux prestations sociales, accompagnement des allocataires du RSA, etc.

Pour toutes ces raisons, nous nous opposons à cette proposition de loi, et soumettons par cet amendement d’en supprimer les principales dispositions.

 

Cosignataires (8)

Joël Aviragnet, Béatrice Bellay, Elie Califer, Arthur Delaporte, Fanny Dombre Coste, Jérôme Guedj, Sandrine Runel, Arnaud Simion