Amendement n° 4081 · Article 63
De Nicolas Turquois (Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés) · déposé le 03/03/2021
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- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Lutte contre le dérèglement climatique
- Signataires
- M. Turquois, Mme Lasserre, M. Balanant, rapporteur thématique Mme Deprez-Audebert, M. Duvergé, Mme Tuffnell, M. Millienne, Mme Luquet, Mme Bannier, M. Barrot, M. Baudu, Mme Benin, M. Berta, M. Blanchet, M. Bolo, M. Bourlanges, Mme Brocard, M. Bru, M. Corceiro, Mme Crouzet, M. Cubertafon, Mme Yolaine de Courson, Mme de Vaucouleurs, Mme Essayan, M. Fanget, Mme Florennes, Mme Fontenel-Personne,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
I – Le titre VI du livre VI de la partie législative du code rural et de la pêche maritime est complété par un chapitre X et un article L 670 ainsi rédigés :
« Chapitre X
« Développement de l’agroécologie »
« Art. 670. – Toute exploitation agricole spécialisée en grande culture ou en polyculture élevage est tenue de cultiver a minima 10 % de sa surface en culture de légumineuse à graines ou fourragères, pures ou en mélange ».
II. – Un décret publié au Journal officiel dans un délai maximal de six mois suivant la promulgation de la présente loi précise la date d’entrée en vigueur et les modalités de calcul de l’obligation créée par ce nouvel article 670.
Exposé sommaire
Les légumineuses, comme la luzerne, le pois ou les lentilles par exemple, sont les seules
cultures capables de capter l’azote atmosphérique pour assurer leur besoin en nitrates, un composant essentiel pour la croissance des cultures. Pouvant être compliquées techniquement à récolter, les légumineuses sont sous-mobilisées, alors qu’elles sont une alternative crédible aux engrais azotés de synthèse et disposent de nombreuses qualités agronomiques, que ce soit comme instrument de rotation culturale ou comme couverts végétaux. Il est nécessaire de casser ce cercle vicieux en enclenchant une politique volontariste de réintroduction de légumineuses qui ont d’une part, un potentiel de réduction d’émissions de gaz à effet de serre majeur, scientifiquement établi de longue date et d’autre part, l’avantage de permettre de réduire l’importation massive de soja cultivé souvent au prix d’actions néfastes de déforestation.
Là où la perspective de l’instauration d’une taxe affaiblit une agriculture française qui s’inscrit aujourd’hui dans un environnement concurrentiel européen et mondial, il est proposé d’établir une obligation plancher d’un minimum de 10 % de culture en légumineuses.
Les modalités de décompte des surfaces en légumineuses et de mise en œuvre progressive de cette mesure seront précisées par décret.
Cosignataires (57)
Erwan Balanant, Géraldine Bannier, Jean-Noël Barrot, Stéphane Baudu, Justine Benin, Philippe Berta, Christophe Blanchet, Philippe Bolo, Jean-Louis Bourlanges, Blandine Brocard, Vincent Bru, David Corceiro, Yolaine de Courson, Michèle Crouzet, Jean-Pierre Cubertafon, Marguerite Deprez-Audebert, Bruno Duvergé, Nadia Essayan, Michel Fanget, Isabelle Florennes, Pascale Fontenel-Personne, Bruno Fuchs, Laurent Garcia, Maud Gatel, Luc Geismar, Perrine Goulet, Brahim Hammouche, Cyrille Isaac-Sibille, Élodie Jacquier-Laforge, Christophe Jerretie, Bruno Joncour, Sandrine Josso, Jean-Luc Lagleize, Fabien Lainé, Mohamed Laqhila, Florence Lasserre, Philippe Latombe, Patrick Loiseau, Aude Luquet, Max Mathiasin, Jean-Paul Mattei, Sophie Mette, Philippe Michel-Kleisbauer, Patrick Mignola, Bruno Millienne, Jimmy Pahun, Frédéric Petit, Maud Petit, Josy Poueyto, François Pupponi, Richard Ramos, Sabine Thillaye, Frédérique Tuffnell, Michèle de Vaucouleurs, Laurence Vichnievsky, Philippe Vigier, Sylvain Waserman