Amendement n° 2008 · Article 56
De Maina Sage (Agir ensemble) · déposé le 02/03/2021
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Lutte contre le dérèglement climatique
- Signataires
- Mme Sage, M. Herth, Mme Valérie Petit, Mme Tuffnell, Mme Firmin Le Bodo, Mme Magnier, Mme Chapelier, Mme Lemoine, Mme Benin, M. Ledoux, M. Christophe, M. Huppé, M. Lamirault, Mme Panonacle, M. Gérard, M. Lorion, Mme Atger, M. Kamardine, M. Lénaïck Adam, Mme Guion-Firmin, M. Nilor, Mme Sanquer, M. Mathiasin, Mme Kéclard-Mondésir et M. Claireaux
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« L’État élabore et met en œuvre, d’ici à 2024, un programme national de compensation carbone bleu en faveur des aires marines protégées existantes dans l’ensemble de la zone économique exclusive française, notamment en outre-mer. »
Exposé sommaire
La concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère poursuit sa croissance et les effets du changement climatique sont déjà prégnants. Limiter le réchauffement à 1,5 °C d’ici 2050 nécessitera d’atteindre zéro émission nette en 2050. Une condition essentielle pour atteindre cet état est la mobilisation massive des puits de carbone via des solutions fondées sur la nature.
Parmi les solutions fondées sur la nature, les écosystèmes côtiers font figure de candidats exceptionnels pour séquestrer du carbone. En 2009, un rapport du PNUE a ainsi pour la première fois qualifié de « carbone bleu » le carbone présent dans les écosystèmes côtiers. Restaurer et protéger ces écosystèmes marins sont des enjeux majeurs pour atténuer le changement climatique et ses effets.
En raison de son potentiel important, ce carbone bleu doit faire l’objet de plus d’intérêt de la part de l’État. La France possède le 2ème domaine maritime mondial incluant 55 000 km2 de récifs coralliens et lagons, soit environ 10 % de la superficie mondiale, des herbiers de posidonie couvrant 624 km2 au large des côtes méditerranéennes ou encore un peu moins de 100 000 ha de mangroves dans les DROM-COM.
Dans le contexte de la pandémie mondiale de COVID19 et du plan de relance, le carbone bleu offre l’opportunité de développer un éventail d’activité pour un monde d’après compatible avec l’objectif zéro émission nette toute en préservant la biodiversité. En terme économique, la préservation de ces écosystèmes présente un fort bénéfice. Mener des programmes de restauration de ces écosystèmes nécessite une action territoriale où un ensemble de leviers doivent être engagés.
Cosignataires (24)
Lénaïck Adam, Stéphanie Atger, Justine Benin, Annie Chapelier, Paul Christophe, Stéphane Claireaux, Agnès Firmin Le Bodo, Raphaël Gérard, Claire Guion-Firmin, Antoine Herth, Philippe Huppé, Mansour Kamardine, Manuéla Kéclard-Mondésir, Luc Lamirault, Vincent Ledoux, Patricia Lemoine, David Lorion, Lise Magnier, Max Mathiasin, Jean-Philippe Nilor, Sophie Panonacle, Valérie Petit, Nicole Sanquer, Frédérique Tuffnell