Amendement n° 448 · Article 20
De Isabelle Florennes (Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés) · déposé le 13/01/2021
- Sort
- Retiré (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi confortant le respect des principes de la République » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Respect des principes de la République
- Signataires
- Mme Florennes, Mme Bannier, Mme Goulet, M. Mattei, M. Frédéric Petit, M. Pupponi, Mme Vichnievsky, rapporteure thématique M. Philippe Vigier, M. Balanant, M. Barrot, M. Baudu, Mme Benin, M. Berta, M. Blanchet, M. Bolo, M. Bourlanges, Mme Brocard, M. Bru, M. Corceiro, Mme Crouzet, M. Cubertafon, Mme de Vaucouleurs, Mme Deprez-Audebert, M. Duvergé, Mme Essayan, M. Fanget, Mme Fontenel-Personne,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Pour les délits prévus aux articles 23, 24 et 24 bis, aux deuxième et troisième alinéas de l’article 32 et aux troisième et quatrième alinéas de l’article 33 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, le délai de prescription prévu par l’article 65 est porté à un an.
Exposé sommaire
Les différentes plateformes d’échanges et réseaux sociaux sont, aujourd’hui plus que jamais, le lieu de diffusion de nombreux propos appelant à la haine et à la violence. En cela, certaines organisations terroristes ont développé de véritables stratégie de communication et lancé des campagnes virales afin de propager leurs messages, médiatiser leurs actions et recruter massivement. Les réseaux sociaux, détournés de leur but initial, sont ainsi devenus un véritable outil de communication au service d’une idéologie mortifère et violente.
Le renouvellement constant de ces plateformes, leur nombre important et leurs multiples usages qui en sont faits en font des objets difficiles à circonscrire par les autorités. Et pour cause, les outils juridiques sont encore trop peu développés et/ou peinent à être pleinement appliqués. Il est désormais urgent d’adapter nos lois pour mieux appréhender et mieux sanctionner ces pratiques. Dans cette perspective, la rédaction actuelle de l’article 24 de la loi relative à la liberté de la presse doit être revue. Dans sa rédaction actuelle, la loi punit les individus appelant à la haine et à la violence et/ou faisant l’apologie du terrorisme de 5 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Et, le délai de prescription pour ces infractions est, actuellement, de 3 mois à compter de la publication en ligne et hors ligne de ces appels.
Or, ce délai ne permet pas aux forces de l’ordre de mener à bien leurs enquêtes pour identifier clairement le ou les individus à l’origine de la création des supports (sites internet) sur lesquels ces appels sont véhiculés et à la diffusion de ces appels. La loi du 29 juillet 1881 a fait l’objet de plusieurs modifications afin d’allonger ce délai de 3 mois et le porter, pour les infractions qui ont partie liée au racisme ou à aux propos négationnistes, à un an. Ainsi donc, il apparaît aujourd’hui opportun de juxtaposer le délai de prescription sur celui des infractions précitées ; c’est l’objet de cet amendement.
Cosignataires (55)
Erwan Balanant, Géraldine Bannier, Jean-Noël Barrot, Stéphane Baudu, Justine Benin, Philippe Berta, Christophe Blanchet, Philippe Bolo, Jean-Louis Bourlanges, Blandine Brocard, Vincent Bru, David Corceiro, Michèle Crouzet, Jean-Pierre Cubertafon, Marguerite Deprez-Audebert, Bruno Duvergé, Nadia Essayan, Michel Fanget, Pascale Fontenel-Personne, Bruno Fuchs, Laurent Garcia, Luc Geismar, Perrine Goulet, Brahim Hammouche, Cyrille Isaac-Sibille, Élodie Jacquier-Laforge, Christophe Jerretie, Bruno Joncour, Sandrine Josso, Jean-Luc Lagleize, Fabien Lainé, Mohamed Laqhila, Florence Lasserre, Philippe Latombe, Patrick Loiseau, Aude Luquet, Max Mathiasin, Jean-Paul Mattei, Sophie Mette, Philippe Michel-Kleisbauer, Patrick Mignola, Bruno Millienne, Jimmy Pahun, Frédéric Petit, Maud Petit, Josy Poueyto, François Pupponi, Richard Ramos, Sabine Thillaye, Frédérique Tuffnell, Nicolas Turquois, Michèle de Vaucouleurs, Laurence Vichnievsky, Philippe Vigier, Sylvain Waserman