Amendement n° 37 · Article PREMIER
De Cécile Untermaier (Socialistes et apparentés) · déposé le 12/11/2021
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi, après engagement de la procédure accélérée, de M. Sylvain Waserman et plusieurs de ses collègues visant à améliorer la protection des lanceurs d’alerte (4398). » · PDF
- Dossier
- Améliorer la protection des lanceurs d’alerte
- Signataires
- Mme Untermaier, Mme Karamanli, Mme El Aaraje, M. Saulignac, M. Potier, M. Aviragnet, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Jean-Louis Bricout, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Faure, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, Mme Jourdan, M. Juanico, M. Jérôme Lambert, M. Leseul, Mme Manin, M. Naillet, Mme Pires Beaune, Mme Rabault, Mme Rouaux, Mme Santiago, Mme Tolmont, Mme Vainqueur-Christophe,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
À la première phrase de l’alinéa 2, supprimer les mots :
« , sans contrepartie financière directe et ».
Exposé sommaire
Cet amendement du groupe Socialistes et apparentés vise à supprimer de la définition du lanceur d’alerte la condition « d’absence de contrepartie financière directe ».
Le présent article substitue à l’ancienne exigence d’être « désintéressé » celle d’absence de « contrepartie financière directe » qui a le mérite d’être plus précise et objective.
Toutefois, nous ne sommes pas certains de la nécessité de prévoir une condition supplémentaire à celle de la bonne foi. Nous estimons que le critère de bonne foi, composante éthique de la définition du lanceur d’alerte, se suffit à lui-même et inclut, de fait, l’absence d’intérêt financier.
Nous précisons que la directive UE 2019/1937 mentionne uniquement le critère de bonne fois dans sa définition du lanceur d’alerte sans autre condition.
D’autre part, si la proposition n° 30 du rapport d’information sur l’évaluation de l’impact de la loi dite « loi Sapin 2 », présenté par Raphaël Gauvain et Olivier Marleix en juillet 2021, préconisait de supprimer le critère de désintéressement, il n’était en rien recommandé de le remplacer par une exigence plus précise.
Enfin, selon l’interprétation de la contrepartie financière directe, cette exigence risquerait d’exclure certains lanceurs d’alerte d’une protection légitime. Nous pensons notamment aux dons dont certains lanceurs d’alertes bénéficient et qui pourraient être interprétés comme des contreparties financières indirectes.
Pour toute ces raisons, cet amendement propose de supprimer la condition de l’absence de contrepartie financière afin de ne pas restreindre la définition du lanceur d’alerte.
Cosignataires (28)
Joël Aviragnet, Marie-Noëlle Battistel, Gisèle Biémouret, Jean-Louis Bricout, Alain David, Laurence Dumont, Lamia El Aaraje, Olivier Faure, Guillaume Garot, David Habib, Christian Hutin, Chantal Jourdan, Régis Juanico, Marietta Karamanli, Jérôme Lambert, Gérard Leseul, Josette Manin, Philippe Naillet, Christine Pirès Beaune, Dominique Potier, Valérie Rabault, Claudia Rouaux, Isabelle Santiago, Hervé Saulignac, Sylvie Tolmont, Hélène Vainqueur-Christophe, Boris Vallaud, Michèle Victory