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Amendements / Gestion de la crise sanitaire

Amendement n° 612 · Article 5

De Caroline Fiat (La France insoumise) · déposé le 21/07/2021

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, relatif à la gestion de la crise sanitaire (n°4386). » · texte intégral · PDF
Dossier
Gestion de la crise sanitaire
Signataires
Mme Fiat, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Coquerel, M. Corbière, M. Lachaud, M. Larive, M. Mélenchon, Mme Obono, Mme Panot, M. Prud'homme, M. Quatennens, M. Ratenon, Mme Ressiguier, Mme Rubin, M. Ruffin et Mme Taurine
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Supprimer cet article. 

Exposé sommaire

Par cet amendement d'appel, le groupe parlementaire de la France Insoumise souligne les contradictions quant à l'obligation vaccinale dans la situation présente pour certaines professions, parmi lesquelles les soignants, les pompiers, les militaires investis dans des missions de sécurité civile ou les personnes chargées de transport sanitaire.

Notre groupe parlementaire s'est, en de multiples reprises, prononcé pour l'accès à la vaccination. En revanche, nous ne comprenons pas cette stratégie qui consiste à pointer du doigt certains plutôt que d'autres et à contraindre plutôt que convaincre.

Cette disposition du projet de loi vise en effet quasi-exclusivement à stigmatiser les soignants, qu'on applaudit ou qu'on ostracise selon les besoins communicationnels du moment.

Cet article soulève des incohérences : les policiers, en contact permanent avec la population, et chargés de contrôler l'application des mesures sanitaires en vigueur, ne sont quant à eux soumis à aucune obligation ?

Les mesures de rétorsions conséquentes à cette vaccination obligatoire sont par ailleurs lourdes de conséquences. On viendrait donc, en pleine épidémie, priver de salaire voire licencier toute une partie des professionnels essentiels à la continuité du service public ?

Ce chantage au licenciement n'est pas raisonnable : nos soignants, comme le reste de la population, ont besoin d'être convaincus, pas menacés avec une telle violence.

Stigmatisation, chantage au licenciement, incertitude juridique : cette façon de traiter ceux qui, depuis le début mars dernier, sont en première ligne pour lutter contre la pandémie, est indigne.

Cosignataires (16)

Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Bastien Lachaud, Michel Larive, Jean-Luc Mélenchon, Danièle Obono, Mathilde Panot, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Sabine Rubin, François Ruffin, Bénédicte Taurine