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Amendements / Proposition de loi organique relative à la modernisation de la gestion des...

Amendement n° 38 · Article 12

De Sabine Rubin (La France insoumise) · déposé le 16/07/2021

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi organique sur la proposition de loi organique, après engagement de la procédure accélérée, de MM. Laurent Saint-Martin et Éric Woerth relative à la modernisation de la gestion des finances publiques (4110 rectifié). » · texte intégral · PDF
Dossier
Proposition de loi organique relative à la modernisation de la gestion des finances publiques
Signataires
Mme Rubin, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Coquerel, M. Corbière, Mme Fiat, M. Lachaud, M. Larive, M. Mélenchon, Mme Obono, Mme Panot, M. Prud'homme, M. Quatennens, M. Ratenon, Mme Ressiguier, M. Ruffin et Mme Taurine
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

"Par cet amendement, nous souhaitons supprimer le Haut Conseil aux Finances Publiques (HCFP). En effet, cette institution imposée par le traité budgétaire européen, chargée de veiller à la “cohérence de la trajectoire de retour à l’équilibre des finances publiques, avec les engagements européens de la France, à savoir une réduction du déficit public structurel des administration publiques”. Cet objectif, déjà complètement hors sol en temps normal, est particulièrement inadapté pour faire face à la crise économique que nous traversons.

Dans ce contexte, il est grotesque de faire de la baisse du déficit l'alpha et l'omega des politiques publiques et il est lassant que les institutions telles que le HCFP le recommandent pour atteindre cet objectif, de baisser les dépenses publiques, plutôt que d'augmenter les recettes par le renforcement de l'imposition sur les plus riches et les grandes entreprises, comme le recommande le FMI.

Nous contestons donc la pertinence de l'objectif de cette institution, et nous opposons fermement à ce que le contrôle de la maîtrise des dépenses publiques lui soit confié de manière contraignante, comme s'y engage le programme de stabilité transmis par le gouvernement à Bruxelles. Il s'agirait d'une grave privation de pouvoir pour les gouvernements démocratiquement élus, au profit d'une instance ne bénéficiant d'aucune légitimité démocratique."

Cosignataires (16)

Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Caroline Fiat, Bastien Lachaud, Michel Larive, Jean-Luc Mélenchon, Danièle Obono, Mathilde Panot, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, François Ruffin, Bénédicte Taurine