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Amendement n° 6744 · Article 19 bis

De Mathilde Panot (La France insoumise) · déposé le 25/03/2021

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Tombé (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (n°3875 rectifié). » · texte intégral · PDF
Dossier
Lutte contre le dérèglement climatique
Signataires
Mme Panot, Mme Autain, M. Bernalicis, M. Coquerel, M. Corbière, Mme Fiat, M. Lachaud, M. Larive, M. Mélenchon, Mme Obono, M. Prud'homme, M. Quatennens, M. Ratenon, Mme Ressiguier, Mme Rubin, M. Ruffin et Mme Taurine
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Compléter cet article par l’alinéa suivant :

« VI. – L’État s’engage à réparer les dommages liés à la pollution de la ressource en eau, par exemple ceux liés à l’utilisation de chlordécone. »

Exposé sommaire

En Guadeloupe et en Martinique, 92% de la population est contaminée au chlordécone. Une plainte déposée en 2006 pour empoisonnement risque d’être classée par la justice, au nom de la prescription, alors que le chlordécone persiste dans les cours d’eau, dans les sols, et continue à rendre malade les populations antillaises.

Pour la culture de la banane, ce poison fut épandu sur les îles durant des décennies. Même après l’avoir interdit en France métropolitaine, en 1989, il était encore permis en Martinique, en Guadeloupe, jusqu’en 1993. La terre en est pourrie : l’INSERM juge que sa disparition sera effective dans cinq siècles. C’est un cancérigène, qui augmente notamment les risques de développer des cancers de la prostate, si bien que les Antillais détiennent le record du nombre de cancers de la prostate.

Bien qu’il soit le plus emblématique, le chlordécone n’est pas le seul pesticide dangereux pour la vie humaine et l’environnement, puisqu’on retrouve 47 à 49 produits phytosanitaires dans les cours d’eau en Guadeloupe et en Martinique, avec un risque alarmant d’effet cocktail.

À ce jour, le plan chlordécone 4 est insuffisant face aux enjeux. Il revient à 15 euros par personne par an (pour les deux îles), et ne contient pas de volet de dépollution ciblé au plus près les zones contaminées. L’État doit investir massivement pour identifier et assainir la ressource en eau contaminée aux phytosanitaires.

Cosignataires (16)

Clémentine Autain, Ugo Bernalicis, Éric Coquerel, Alexis Corbière, Caroline Fiat, Bastien Lachaud, Michel Larive, Jean-Luc Mélenchon, Danièle Obono, Loïc Prud'homme, Adrien Quatennens, Jean-Hugues Ratenon, Muriel Ressiguier, Sabine Rubin, François Ruffin, Bénédicte Taurine