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Amendement n° 6428 · Article 38

De Sandrine Le Feur (La République en Marche) · déposé le 25/03/2021

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (n°3875 rectifié). » · texte intégral · PDF
Dossier
Lutte contre le dérèglement climatique
Signataires
Mme Le Feur, Mme Toutut-Picard, M. Touraine, M. Perrot, Mme Tiegna, Mme Le Peih, M. Dombreval, Mme Provendier, Mme Riotton, M. Colas-Roy, Mme Dupont, Mme Cazebonne, M. Maire, Mme Mörch, Mme Delpirou, Mme Jacqueline Maquet, M. Barbier, Mme Meynier-Millefert et M. Templier
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Rédiger ainsi l’alinéa 11 :

« À compter du 1er janvier 2023, au minimum 50 % des projets d’absorption du carbone sont situés sur le territoire français ou sur le territoire d’autres États membres de l’Union européenne. »

Exposé sommaire

Cet amendement vise à introduire des quotas minimaux de projets de compensation carbone sur le territoire français et européen.

La France possède des dispositifs de co-financement de projets bas carbone, tels que le Label Bas Carbone porté par le Commissariat général au Développement durable depuis 2018. Il s'adresse à tous les acteurs qui souhaitent développer des projets locaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre ou de séquestration du carbone, en proposant une certification de ces réductions afin d’attirer de nouveaux financeurs. Or, le prix du carbone issu de ce dispositif est actuellement porté à entre 30 et 50 euros la tonne. Le marché international du carbone se situe plutôt autour de 3 euros la tonne. 

L'introduction de quotas de projets français d'absorption du carbone est donc une garantie de la viabilité économique des projets français, et de rétention des capitaux issu de l'obligation de compensation sur le territoire. Autrement, l'ensemble de ces compensations risquent d'abreuver des marchés moins chers, ne bénéficiant pas aux projets français et européens. L'obligation de compensation serait alors une double peine : une pénalisation des compagnies aériennes sans bénéfices pour les porteurs de projets locaux vertueux.

Cosignataires (18)

Frédéric Barbier, Samantha Cazebonne, Jean-Charles Colas-Roy, Cécile Delpirou, Loïc Dombreval, Stella Dupont, Nicole Le Peih, Jacques Maire, Jacqueline Maquet, Marjolaine Meynier-Millefert, Sandrine Mörch, Patrice Perrot, Florence Provendier, Véronique Riotton, Sylvain Templier, Huguette Tiegna, Jean-Louis Touraine, Élisabeth Toutut-Picard