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Amendement n° 2135 · Article 9

De Brigitte Kuster (Les Républicains) · déposé le 24/03/2021

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (n°3875 rectifié). » · texte intégral · PDF
Dossier
Lutte contre le dérèglement climatique
Signataires
Mme Kuster, Mme Audibert, Mme Bazin-Malgras, Mme Boëlle, Mme Bonnivard, M. Brun, M. Cinieri, M. de Ganay, M. Lorion, Mme Louwagie, M. Pauget, M. Perrut, Mme Poletti, M. Quentin, M. Saddier, M. Vatin, M. Vialay et M. Viry
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Après la première phrase de l’alinéa 1, insérer les deux phrases suivantes : 

« Cette expérimentation prévoit également l’interdiction de distribuer sur la voie publique et les pare‑brise des véhicules des imprimés à caractère commercial. Les contrevenants s’exposent à une amende de 3 750 euros. »

Exposé sommaire

La diffusion d’imprimés à caractère commercial – qu’il faut d’entrée distinguer des journaux quotidiens gratuits, des magazines d’informations locales, ou encore des tracts à dimension politique ou d’intérêt général – sur la voie publique n’implique ni déclaration ni demande d’autorisation préalables.

Pour s’y opposer, l’autorité de police municipale doit prouver l’existence d’un risque de trouble à l’ordre public. D’autre part, une jurisprudence constante montre que les atteintes à la salubrité ou à l’esthétique publique ne suffisent à justifier l’interdiction. La plupart des arrêtés municipaux en ce sens sont donc, de facto, condamnés à l’illégalité.

Paris fait figure d’exception puisque la distribution d’imprimés est prohibée sur certaines voies et sites touristiques (place de l’Étoile, avenue des Champs‑Élysées, grands boulevards, etc.), mais là encore le juge administratif veille à ce que l’interdiction ne revête pas un caractère général et absolu.

Pourtant, 800 000 tonnes de papier et 20 milliards d’imprimés dits « sans adresse » sont distribués chaque année dans la rue, sur les pare‑brise de nos voitures, et dans nos boîtes aux lettres. Et le phénomène ne faiblit pas alors même que plusieurs études démontrent l’opposition des Français à l’égard d’un format publicitaire qu’ils jugent à raison anti-écologique et contreproductif (le taux de lecture n’excède pas 13 %).  

Il n’est pas tolérable, à l’heure où la réduction des déchets est érigée comme une priorité et où la publicité numérique est en plein essor, d’autoriser plus longtemps une pratique qui nuit à l’environnement, dégrade l’espace public et suscite l’indifférence voire l’hostilité des consommateurs. 

Cet amendement vise donc à intégrer l'interdiction expérimentale de la distribution d'imprimés commerciaux sur la voie publique et sur les pare-brise des voitures. De même, en l'état, ce projet de loi ne prévoit aucune sanction pour les contrevenants. Aussi, l'amendement instaure également une amende de 3 750€ en cas de violation de l'interdiction.

Cosignataires (17)

Edith Audibert, Valérie Bazin-Malgras, Sandra Boëlle, Émilie Bonnivard, Fabrice Brun, Dino Cinieri, Claude de Ganay, David Lorion, Véronique Louwagie, Éric Pauget, Bernard Perrut, Bérengère Poletti, Didier Quentin, Martial Saddier, Pierre Vatin, Michel Vialay, Stéphane Viry