Amendement n° 2337 · Article PREMIER
De Souad Zitouni (La République en Marche) · déposé le 28/01/2021
- Sort
- Retiré (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, confortant le respect des principes de la République (n°3649 rectifié). » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Respect des principes de la République
- Signataires
- Mme Zitouni, Mme Osson, Mme Mörch, Mme Racon-Bouzon, Mme Khattabi, Mme Brunet, M. Maire, Mme Vanceunebrock, M. Belhaddad, Mme Michel, Mme Charrière, Mme Rilhac, M. Mendes, M. Raphan et M. Claireaux
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
À l’alinéa 2, après le mot :
« partie »
insérer les mots :
« à l’exclusion des collaborateurs occasionnels du service public. »
Exposé sommaire
Selon la jurisprudence, la notion de « collaborateur occasionnel du service public » est purement fonctionnelle. Elle a pour seul objet d’indemniser des personnes qui, en prêtant un concours occasionnel, pourraient subir un dommage. Ces personnes n’en deviennent pas pour autant des agents du service public auxquels pourraient être imposées des obligations statutaires.
S'agissant des parents accompagnateurs de sorties scolaires, ils ne sont pas soumis au principe de neutralité car ils n’exercent pas directement la mission de service public de l’enseignement. L’autorité compétente peut leur recommander de s’abstenir de manifester leur appartenance religieuse qu’en raison d’une atteinte au bon fonctionnement du service, voire interdire de participer à une sortie scolaire si leur attitude est prosélyte ou porte atteinte à l’ordre public.
S'agissant des intervenants extérieurs au sein d’un établissement scolaire, les intervenants ponctuels ne sont pas soumis au principe de neutralité car ils n’exercent pas directement la mission de service public de l’enseignement.
Sur ce dernier point, tout a vraiment commencé avec l’histoire des trois collégiennes qui avaient revendiquées il y a maintenant 30 ans (Creil, 1989), le droit de venir en classe en se couvrant la tête. Ce qui a amené le vote de la loi sur la réglementation du port des signes religieux à l’école en 2004, alors que rien n’interdit le port des signes religieux dans l’espace public.
Le principe de neutralité laïque ne doit pas être un leurre masquant les discriminations, cet amendement vise en conséquence à réaffirmer la légalité du port de signes par les collaborateurs occasionnels du service public.
Cosignataires (14)
Belkhir Belhaddad, Anne-France Brunet, Sylvie Charrière, Stéphane Claireaux, Fadila Khattabi, Jacques Maire, Ludovic Mendes, Monica Michel-Brassart, Sandrine Mörch, Catherine Osson, Cathy Racon-Bouzon, Pierre-Alain Raphan, Cécile Rilhac, Laurence Vanceunebrock