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Amendements / Loi de programmation de la justice 2018-2022

Amendement n° 1038 · Article 50 quater

De Michel Castellani (Libertés et Territoires) · déposé le 15/11/2018

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, de programmation 2019-2022 et de réforme pour la justice (n°1349). » · PDF
Dossier
Loi de programmation de la justice 2018-2022
Signataires
M. Castellani, M. Acquaviva, M. Colombani, M. Brial et M. El Guerrab
Source
assemblee-nationale.fr

Scrutins sur cet amendement

04/12/2018Scrutin n° 1532 rejeté16 pour, 31 contre, 2 abst.

Dispositif

Après le dernier alinéa de l’article 717 du code de procédure pénale, sont insérés deux alinéas ainsi rédigés :

« Toutes les personnes condamnées dont le temps d’incarcération restant à subir est supérieur à deux ans ou, pour les mineurs, supérieur à trois mois, sont incarcérés dans l’établissement pénitentiaire le plus proche de leur lieu de résidence au moment de leur arrestation.

« Dans tous les cas, et afin de garantir les droits à une vie de famille normale, les détenus condamnés doivent être incarcérés dans un établissement pénitentiaire situé à moins de 200 kilomètres de leur lieu de résidence au moment de leur arrestation, à moins qu’ils n’en fassent eux-mêmes la demande. »

Exposé sommaire

Le pouvoir d’appréciation de l’administration est limité lorsqu’il s’agit d’assurer au demandeur le droit à une vie familiale normale.

Énoncé par l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des droits fondamentaux, ce droit a également été dégagé par le Conseil constitutionnel du dixième alinéa du préambule de la Constitution de 1946 selon lequel « la Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement ».

Ainsi, une incarcération éloignée de sa famille contrevient à ce droit fondamental consacré par la jurisprudence et le droit positif.

Par ailleurs, détenu et famille ne peuvent être victimes de la double peine : incarcération + éloignement.

Cet amendement vise à garantir aux détenus le maintien à une vie familiale normale.

Cosignataires (4)

Jean-Félix Acquaviva, Sylvain Brial, Paul-André Colombani, M'jid El Guerrab