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Amendements / Lutte contre les violences sexuelles et sexistes

Amendement n° 78 · Article 2

De Bérengère Poletti (Les Républicains) · déposé le 11/05/2018

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes (n°778). » · PDF
Dossier
Lutte contre les violences sexuelles et sexistes
Signataires
Mme Poletti, Mme Levy, M. Straumann, M. Bazin, M. Pierre-Henri Dumont, Mme Duby-Muller, M. Dive, M. Cordier et M. Cinieri
Source
assemblee-nationale.fr

Scrutins sur cet amendement

15/05/2018Scrutin n° 588 rejeté86 pour, 117 contre, 0 abst.

Dispositif

Après l'alinéa 1, insérer les deux alinéas suivants :

« 1° A L’article 222‑22 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Il existe une présomption irréfragable de viol en cas de pénétration sexuelle sur un mineur de moins de quatorze ans, ou de moins de seize ans lorsque l’adulte entretient avec lui une relation d’autorité. Cette qualification de viol sur un mineur de moins de quatorze ans, ou de moins de seize ans lorsque l’adulte entretient avec lui une relation d’autorité, est considérée comme une circonstance particulièrement aggravante, passible de vingt ans de prison. »

Exposé sommaire

Comme l’a rappelé le Conseil constitutionnel dans une décision de février 2015 (n°2014‑448, QPC du 6 février 2015), « il appartient aux juridictions d’apprécier si le mineur était en état de consentir à la relation sexuelle en cause » ; aussi, aucune définition du discernement n’est fixée dans la loi française.

En l’état, le texte du projet de loi n’empêche pas que le consentement d’un enfant puisse être interrogé lors d’un procès, il ouvre simplement une nouvelle interprétation où intervient les notions de « contrainte » et de « surprise ».

C’est pourquoi cet amendement propose de s’inspirer sur le sujet de nos nombreux voisins occidentaux et d’instaurer dans notre code pénal une présomption irréfragable de viol en cas de pénétration sexuelle sur un mineur de moins de 14 ans, ou de moins de 16 ans lorsque l’adulte entretient avec lui une relation d’autorité, afin de mettre fin à ce vide juridique insupportable pour les victimes.

Cosignataires (8)

Thibault Bazin, Dino Cinieri, Pierre Cordier, Julien Dive, Virginie Duby-Muller, Pierre-Henri Dumont, Geneviève Levy, Éric Straumann