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Amendements / Confiance dans la vie politique (loi organique)

Amendement n° 59 · Article 12

De Delphine Batho (Écologie Démocratie Solidarité) · déposé le 02/08/2017

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi organique , en nouvelle lecture, sur le projet de loi organique, modifié par l'Assemblée nationale, pour la confiance dans la vie politique (n°122). » · PDF
Dossier
Confiance dans la vie politique (loi organique)
Signataires
Mme Batho, M. Faure, Mme Untermaier, M. Dussopt, M. Potier, M. Juanico, Mme Rabault, M. Vallaud, M. Aviragnet, Mme Bareigts, Mme Battistel, Mme Biémouret, M. Bouillon, M. Jean-Louis Bricout, M. Carvounas, M. Alain David, Mme Laurence Dumont, M. Garot, M. David Habib, M. Hutin, Mme Karamanli, M. Jérôme Lambert, M. Le Foll, M. Letchimy, Mme Manin, Mme Pau-Langevin, Mme Pires Beaune, M. Pueyo,...
Source
assemblee-nationale.fr

Scrutins sur cet amendement

03/08/2017Scrutin n° 116 rejeté29 pour, 112 contre, 8 abst.

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, après la référence :

« 1° »,

insérer la référence :

« , 2° ».

II. – En conséquence, au même alinéa, substituer à la seconde occurrence du mot :

« au »

les mots :

« aux 1° et ».

III. – En conséquence, supprimer l’alinéa 7.

Exposé sommaire

Cet amendement vise à dénoncer et à remédier à une supercherie.

En effet, alors que le Président de la République Emmanuel Macron s’était engagé en promettant « l’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d’intérêts », non seulement le présent projet de loi organique ne procède pas à cette interdiction, mais en plus il renvoie l’application des quelques modestes mesures proposées (interdiction de poursuivre une activité de conseil qui n’a pas été commencée un an avant le début du mandat, interdiction d’exercer le contrôle d’une société de conseil si ce contrôle a été acquis moins d’un an avant le début du mandat)... à la prochaine législature !

En effet, le V de l’article 12, que le présent amendement propose de supprimer, dispose que ces interdictions ne s’appliqueront qu’« à compter du premier renouvellement de l’assemblée (...) suivant le 1er janvier 2019 ». En clair, en 2022 pour ce qui concerne les députés !

Concrètement, cela signifie un statut quo. Jusqu’en 2022, il suffira que le parlementaire ait commencé son activité de conseil avant le début de son mandat pour qu’elle puisse se poursuivre.

Le soit-disant délai d’un an, présenté comme une grande avancée alors qu’elle n’en est pas une, ne sera même pas respecté par les députés concernés et actuellement en fonction.

Cosignataires (30)

Joël Aviragnet, Ericka Bareigts, Marie-Noëlle Battistel, Gisèle Biémouret, Christophe Bouillon, Jean-Louis Bricout, Luc Carvounas, Alain David, Laurence Dumont, Olivier Dussopt, Olivier Faure, Guillaume Garot, David Habib, Christian Hutin, Régis Juanico, Marietta Karamanli, Jérôme Lambert, Stéphane Le Foll, Serge Letchimy, Josette Manin, George Pau-Langevin, Christine Pirès Beaune, Dominique Potier, Joaquim Pueyo, François Pupponi, Valérie Rabault, Hervé Saulignac, Cécile Untermaier, Hélène Vainqueur-Christophe, Boris Vallaud