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Amendements / Loi de financement de la sécurité sociale pour 2022

Amendement n° 24 · Article 41 bis A

De Thierry Benoit (UDI et Indépendants) · déposé le 18/11/2021

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de financement de la sécurité sociale de financement de la sécurité sociale pour 2022 » · PDF
Dossier
Loi de financement de la sécurité sociale pour 2022
Signataires
M. Benoit, Mme Six, Mme Sanquer, M. Favennec-Bécot , M. Guy Bricout, M. Brindeau, M. Dunoyer, M. Gomès, M. Meyer Habib, M. Labille, M. Lagarde, Mme Métadier, M. Naegelen et M. Zumkeller
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

À la première phrase de l’alinéa 2, substituer aux mots :

« six mois »

les mots :

« trois ans ».

Exposé sommaire

Cet amendement vise à renforcer le conventionnement sélectif proposé en faisant passer de 6 mois à 3 ans la condition d’installation en zone sous-dotée pour bénéficier du conventionnement.
 
Le principe de liberté d’installation du médecin libéral est aujourd’hui, insuffisamment mis en regard du principe d’égal accès aux soins. Autrement dit, cette liberté d’installation se fait au détriment de l’accès aux soins pour l’ensemble de nos concitoyens.
 
Ce d’autant que la concentration de l’offre de soins dans les métropoles provoque une augmentation de la consommation de soins. A contrario, la désertification médicale nourrit le renoncement aux soins et laisse se développer des pathologies qui ne sont pas soignées.
 
L’amélioration de la répartition de l’offre de soins sur le territoire est indéniable pour la santé de nos concitoyens.
 
Certains rapports estiment à plusieurs milliards d’euros le gain pour l’Assurance maladie d’une meilleure répartition de l’offre de soins, ce qui n’est pas négligeable.
 
Ce conventionnement sélectif se justifie d’autant que la formation des médecins est largement prise en charge par l’État et que c’est l’Assurance maladie qui solvabilise la patientèle par le remboursement des soins.
 
Il ne paraît pas souhaitable que notre pays continue de conventionner des médecins dans des territoires où l’offre de soins est suffisante au détriment de territoires où l’on manque de médecins.
 
C’est pourquoi il convient de ne procéder qu’à un renouvellement du conventionnement des médecins dans les zones sous-dotées pour concentrer les nouveaux conventionnements dans les déserts médicaux.

Cosignataires (13)

Guy Bricout, Pascal Brindeau, Philippe Dunoyer, Yannick Favennec-Bécot, Philippe Gomès, Meyer Habib, Grégory Labille, Jean-Christophe Lagarde, Sophie Métadier, Christophe Naegelen, Nicole Sanquer, Valérie Six, Michel Zumkeller