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Amendements / Projet de loi de finances pour 2022

Amendement n° II-1230 · ÉTAT B

De Paul Molac (Libertés et Territoires) · déposé le 25/10/2021

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2022 » · PDF
Dossier
Projet de loi de finances pour 2022
Signataires
M. Molac, M. Acquaviva, M. Castellani, M. Clément, M. Colombani, Mme De Temmerman, Mme Dubié, Mme Frédérique Dumas, M. Falorni, M. François-Michel Lambert, M. Nadot, M. Pancher, Mme Pinel et M. Simian
Source
assemblee-nationale.fr

Exposé sommaire

Alors que 2020 devait marquer le terme des CPER 2015-2020, le faible taux d’exécution du volet transport (51,1%) ont incité le Gouvernement à annoncer le report des crédits dédiés au volet mobilité sur les deux années à venir. 

Une nouvelle négociation des CPER est prévue pour la période 2023-2027, et les premiers contrats ont été signés avec les régions. Mais le volet mobilité de ces projets de CPER 2021-2027  est donc largement affaibli puisqu’il se compose en majorité des financements provenant de la prolongation du volet mobilité des CPER 2015-2020. 

Les crédits qui sont dédiés aux CPER 2015-2020 et 2021-2027 sont ventilés essentiellement entre le programme 112, la mission écologie et le Plan de relance. 

Les auteurs de cet amendement souhaitent, tout d'abord, critiquent le choix de disperser ces crédits car cela nuit à la lisibilité de la politique contractuelle de l'État. En outre la coexistence pour chaque région d’un accord de relance État- région et d’un CPER (même si dans la région PACA ces deux contrats ont été fusionnés en un seul) et, le « chevauchement » de contrats sur le volet mobilité viennent ajouter de la complexité. 

Ensuite, ils tiennent à regretter le faible engagement de l'Etat sur le volet mobilité des CPER 2015-2020. En effet, en 2020, les CP effectivement versés représentaient seulement 35 % des CP contractualisés pour le volet mobilité. Un écart significatif a ainsi, régulièrement, été constaté pour l’État entre le niveau de programmation du CPER, établi lors de la signature des conventions de cofinancement des opérations, et la mobilisation effective des crédits. 

Les auteurs de cet amendement reconnaissent une hausse de la participation de l'Etat, mais celle-ci ne saurait suffire ni pour corriger les défaillances passées, ni pour assurer une exécution satisfaisante de la contractualisation future. Ils appellent donc: 

Dès lors, cet amendement procède : 

-   d'une part, à une hausse de 20M d'euros des CP et des AE  sur l'action 11 FNDAT section locale, du programme 112 "impulsion et coordination de la politique d'aménagement du territoire" de la mission Cohésion des territoires  ; 

-   d'autre part, afin de respecter les règles de la recevabilité financière, à une baisse  d'un même montant de 20M d'euros des CP et des AE de l'action 04 "réglementation, politique technique et qualité de la construction " du programme 135 Urbanisme, territoires et amélioration de l'habitat de cette même mission. 

Cette baisse vise uniquement à respecter les règles de recevabilité et les auteurs de cet amendement n'ont aucune intention de baisser les crédits de cette action.

 

Cosignataires (13)

Jean-Félix Acquaviva, Michel Castellani, Jean-Michel Clément, Paul-André Colombani, Jennifer De Temmerman, Jeanine Dubié, Frédérique Dumas, Olivier Falorni, François-Michel Lambert, Sébastien Nadot, Bertrand Pancher, Sylvia Pinel, Benoit Simian