Amendement n° 876 · Article PREMIER
De M'jid El Guerrab (Agir ensemble) · déposé le 05/07/2018
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi constitutionnelle pour une démocratie plus représentative, responsable et efficace » · PDF
- Dossier
- Démocratie plus représentative, responsable et efficace
- Signataires
- M. El Guerrab, M. Pancher et M. François-Michel Lambert
- Source
- assemblee-nationale.fr
Scrutins sur cet amendement
| 16/07/2018 | Scrutin n° 1048 | rejeté | 16 pour, 57 contre, 3 abst. |
Dispositif
L’article 17 de la Constitution est complété par les mots : « après que le Conseil supérieur de la magistrature a émis un avis sur la demande ».
Exposé sommaire
Par le biais de cet amendement, il s’agit de revenir sur ce que le Comité dit Balladur appelait, en 2007, une « anomalie » dans notre Constitution. En effet, le droit de grâce non encadré du chef de l’État représente un vestige d’époques très éloignées. Un contreseing ministériel est certes nécessaire pour un tel acte de justice retenue (en vertu de l’article 19 de la Constitution), mais la solidarité politique reliant habituellement le Gouvernement au chef de l’État a pour conséquence d’en neutraliser les effets.
Du reste, un premier pas a été effectué en 2008, puisque le constituant a précisé que ce droit de grâce s’opérait désormais à titre individuel, mais il paraît nécessaire d’aller plus loin, en réservant la possibilité d’une grâce sous réserve d’un avis du Conseil supérieur de la magistrature.
L’avis est consultatif, si bien que le chef de l’État conserve une certaine marge de manœuvre, mais la publicité qui y est attachée empêchera toute dérive. Par coordination, il conviendrait alors de compléter la loi organique prise pour l’application de l’article 65 de la Constitution.