Amendement n° CL418 · Article 14
De Fadila Khattabi (La République en Marche) · déposé le 03/05/2021
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- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi pour la confiance dans l'institution judiciaire » · texte intégral · PDF
- Dossier
- Confiance dans l'institution judiciaire
- Signataires
- Mme Khattabi, Mme Atger, Mme Bureau-Bonnard, Mme Trisse, Mme Vanceunebrock, Mme Vignon, Mme Le Meur, M. Damien Adam, M. Martin, M. Chalumeau, Mme Robert, Mme Tamarelle-Verhaeghe, Mme Jacqueline Dubois, M. Girardin, Mme Couillard, M. Gouttefarde, Mme Hammerer, Mme Toutut-Picard, Mme Sylla, Mme Janvier, Mme Brulebois, M. Maillard, Mme Pouzyreff, Mme Fabre, Mme Hérin, M. Vignal, Mme Grandjean,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
À l’alinéa 14, après le mot :
« détention »,
insérer les mots :
« , notamment à la formation professionnelle, ».
Exposé sommaire
L’objectif de cet amendement est de préciser le champs de l’ordonnance pour favoriser l’accès des femmes détenues à la formation professionnelle.
Devant les élèves de l’École nationale de l’administration pénitentiaire réunis à Agen en mars 2018, Emmanuel Macron décrivait : « on ne peut pas demander à des détenus de respecter la société, de pouvoir se réinsérer en elle » si « on nie leur dignité et leurs droits ».
Le droit du travail, qui inclut le droit à la formation, ne peut plus rester à la porte des prisons. Le travail comme la formation doivent jouer leur rôle fondamental de levier de réinsertion.
La population pénale est caractérisée par un très faible niveau de qualification : 75 % des détenus ont un niveau inférieur ou égal au CAP et entrent souvent en détention avec une expérience faible, voire nulle du travail à l’extérieur. Pour un nombre croissant de détenus, le travail pénitentiaire constitue donc une première expérience professionnelle. Face à ce constat, la formation professionnelle permet de développer et de stabiliser des compétences, ainsi que d’acquérir des certifications et des diplômes, indispensables pour accéder à un emploi à la sortie.
Les retombées positives de la formation professionnelle en prison sont nombreuses. Des études montrent que le fait de bénéficier d’une action de formation diminue en moyenne de 43 % la probabilité de retourner en détention.
Sans mentionner le bénéfice personnel pour le détenu, qui peut parvenir à reprendre confiance en lui, à se réapproprier une discipline de vie, et qui peut avoir le sentiment d’être à nouveau acteur d’un projet collectif.
Au 1er janvier 2021, 2 699 femmes étaient détenues.
Isolées des hommes qu’elles ne doivent pas croiser, sauf exception, les femmes ont un moindre accès aux locaux collectifs et donc au travail, à la formation, aux activités socioculturelles et sportives ainsi qu’aux soins.
Il est indispensable de favoriser l’accès des femmes détenues aux activités et à la formation en détention, qui aujourd'hui est très restreinte. Souvent cantonnées aux ateliers de couture et de cuisine, les femmes ne bénéficient pas de l’offre de formation nécessaire à leur réinsertion à la sortie de détention.
Cosignataires (28)
Damien Adam, Stéphanie Atger, Belkhir Belhaddad, Danielle Brulebois, Carole Bureau-Bonnard, Philippe Chalumeau, Bérangère Couillard, Jacqueline Dubois, Catherine Fabre, Éric Girardin, Fabien Gouttefarde, Carole Grandjean, Véronique Hammerer, Danièle Hérin, Caroline Janvier, Annaïg Le Meur, Sylvain Maillard, Didier Martin, Sandrine Mörch, Natalia Pouzyreff, Mireille Robert, Sira Sylla, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Élisabeth Toutut-Picard, Nicole Trisse, Laurence Vanceunebrock, Patrick Vignal, Corinne Vignon