Amendement n° CE5 · Article PREMIER
De Jean-Baptiste Moreau (La République en Marche) · déposé le 10/04/2021
- Sort
- Adopté (discuté)
- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi relative à l’interdiction des « fermes-usines » » · texte intégral · PDF
- Dossier
- L’interdiction des « fermes-usines »
- Signataires
- M. Moreau, Mme Beaudouin-Hubiere, M. Besson-Moreau, M. Descrozaille, M. Kasbarian, Mme Leguille-Balloy, Mme Le Peih, M. Perea, M. Travert, M. Venteau, Mme Bessot Ballot, M. Damien Adam, Mme Blanc, M. Bothorel, Mme Boyer, Mme Brunet, M. Cazenove, M. Cellier, M. Daniel, M. Démoulin, Mme Do, Mme Dubos, Mme Gayte, Mme Hennion, Mme de Lavergne, Mme Le Meur, M. Lescure, M. Lioger, M. Mahjoubi,...
- Source
- assemblee-nationale.fr
Dispositif
Supprimer cet article.
Exposé sommaire
Le présent amendement des députés LaREM vise à supprimer cet article. En effet, les exploitations agricoles dépendant du régime des ICPE font déjà l’objet d’importants contrôles de la part de l’État au moment de leur implantation, ainsi que d’une consultation du public lorsqu’elles dépendent des régimes d’autorisation et d’enregistrement. Les autorisations d’exploitation sont ainsi délivrées au cas par cas, en fonction des spécificités des territoires et des garanties apportées par les porteurs de projets.
Dans ce contexte, la mise en œuvre d’un moratoire généralisé, s’appliquant à l’ensemble des exploitations agricoles soumises au régime A et E des ICPE porte une atteinte manifeste à la liberté d’entreprendre. Or, le Conseil Constitutionnel juge que toute limitation à la liberté d’entreprendre doit être justifiée par une exigence constitutionnelle ou par un motif d’intérêt général.
Les députés LaREM sont opposés à l’utilisation du terme « fermes usines », qui ne recouvre aucune réalité concrète et a pour unique but de stigmatiser un certain type d’exploitations. Ces prétendues « usines » permettent pourtant aux agriculteurs de vivre décemment de leur travail en réduisant les couts de production, et sont bien éloignées des modèles d’élevages intensifs en vigueur en Amérique du Nord ou du Sud. Ces élevages « que vous appelez « intensifs » permettent de répondre aux demandes, notamment en matière de coûts, des consommateurs, tout en ayant des normes de production en terme de bien être animal bien supérieures a celles qui sont en vigueur dans tous les autres pays. Décréter un moratoire sur ces installations aurait pour conséquence de pénaliser non seulement les éleveurs français, l’agriculture française mais aussi les Français dans leur ensemble.
Cosignataires (37)
Damien Adam, Sophie Beaudouin-Hubiere, Grégory Besson-Moreau, Barbara Bessot Ballot, Anne Blanc, Éric Bothorel, Pascale Boyer, Anne-France Brunet, Christophe Castaner, Sébastien Cazenove, Anthony Cellier, Yves Daniel, Nicolas Démoulin, Frédéric Descrozaille, Stéphanie Do, Christelle Dubos, Laurence Gayte, Christine Hennion, Guillaume Kasbarian, Célia de Lavergne, Annaïg Le Meur, Nicole Le Peih, Martine Leguille-Balloy, Roland Lescure, Richard Lioger, Mounir Mahjoubi, Jacqueline Maquet, Graziella Melchior, Mickaël Nogal, Alain Perea, Anne-Laurence Petel, Jean-Bernard Sempastous, Denis Sommer, Huguette Tiegna, Stéphane Travert, Pierre Venteau, Corinne Vignon