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Amendements / Projet de loi relatif à la régulation et à la protection de l’accès aux...

Amendement n° AC88 · Article 10 ter

Gouvernement · déposé le 09/06/2021

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Adopté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi relatif à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique » · texte intégral · PDF
Dossier
Projet de loi relatif à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique
Signataires
le Gouvernement
Source
assemblee-nationale.fr

Dispositif

Supprimer cet article. 

Exposé sommaire

Une modification législative consistant à revenir au double renouvellement hors appel à candidatures de 5 ans des autorisations en TNT n’est aujourd’hui plus possible au regard du droit de l’Union européenne.

En effet, aux termes du code des communications électroniques européens et de la jurisprudence, la reconduction d’une autorisation doit être regardée comme la concession de droits nouveaux. Elle doit par conséquent en principe faire l’objet d’une nouvelle mise en concurrence par le biais d’une procédure ouverte, en l’occurrence l’appel à candidatures.

S’il peut être envisagé de déroger à ce principe, c’est uniquement à la condition que le recours à une procédure non ouverte soit rendu nécessaire et soit proportionné pour atteindre un objectif d’intérêt général.

L’article 10 ter, en subordonnant un second renouvellement, hors appel à candidatures, à des engagements pris par le titulaire visant à améliorer la diffusion hertzienne en mode numérique ou à en renforcer la couverture, n’établit aucun lien direct entre l’objectif ainsi poursuivi et la nécessité de recourir à cette procédure dérogatoire pour le réaliser.

Dans le cadre d’un nouvel appel à candidatures, les nouveaux entrants pourraient être à même de prendre des engagements semblables, et l’intérêt du public ne serait pas moins garanti en mettant en œuvre cette procédure.

L’article 10 ter est par conséquent incompatible avec le droit de l’Union européenne et les décisions individuelles de renouvellement qui seraient prises pour son application seraient sujettes à contentieux. Il exposerait donc les services concernés à une très forte insécurité juridique et l’État à des contentieux indemnitaires.