Amendement n° 158 · Article 2
De Sergio Coronado (Non inscrit) · déposé le 03/02/2017
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, adopté par le Sénat après engagement de la procédure accélérée, relatif à la sécurité publique (n°4420). »
- Dossier
- Police et sécurité : sécurité publique
Dispositif
Après le mot :
« susceptible »,
rédiger ainsi la fin de l’alinéa 2 :
« de mettre gravement en danger sa vie ou son intégrité physique ou celle de ses proches, à raison des conditions spécifiques d’exercice de sa mission ou de la nature particulière des faits qu’il est habituellement amené à constater. Elle ne peut être accordée qu’à titre exceptionnel. »
Exposé sommaire
Les conditions posées pour autoriser l’anonymisation sont très extensives, et permettent potentiellement de l’envisager, non pas de manière exceptionnelle, en raison de circonstances particulières liées à l’activité de tel ou tel agent, mais comme un mode d’exercice normal de l’activité policière.
Le critère retenu des « conditions d’exercice de sa mission ou de la nature des faits qu’il est habituellement amené à constater » rend la révélation de l’identité susceptible « de mettre en danger sa vie ou son intégrité physique ou celle de ses proches » très général.
Il ne comporte aucune exigence quant à la gravité particulière du danger (et aux éléments qui l’établissent), ni n’enserre les autorisations dans des conditions d’exceptionnalité (ce qui est le cas par exemple au Royaume Uni).
Il est ainsi à craindre que l’anonymat devienne systématique dans les zones de sécurité prioritaire et autres quartiers populaires, sans évaluation réelle de la nécessité et de la portée de cette décision.
Cosignataires (12)
Laurence Abeille, Brigitte Allain, Pouria Amirshahi, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Michèle Bonneton, Sergio Coronado, Cécile Duflot, Noël Mamère, Philippe Noguès, Jean-Louis Roumégas, Eva Sas