AN · données ouvertes
Amendements / Culture : promotion des langues régionales

Amendement n° 73 · Article PREMIER

De Marie-Françoise Bechtel (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 25/11/2016

Sort
Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi de M. Bruno Le Roux, Mme Annie Le Houerou, MM. Pascal Deguilhem, Paul Molac, Mme Sylviane Alaux, MM. Jean-Pierre Allossery, François André, Pierre Aylagas, Mmes Chantal Berthelot, Colette Capdevielle, Marie-Anne Chapdelaine, MM. Jacques Cresta, William Dumas, Éric Elkouby, Mmes Corinne Erhel, Martine Faure, M. Richard Ferrand, Mmes Chantal Guittet, Viviane Le Dissez, Annick Le Loch, M. Jean-Pierre Le Roch, Mmes Marie-Thérèse Le Roy, Marylise Lebranchu, M. Michel Lesage, Mme Monique Orphé, MM. Hervé Pellois, Marcel Rogemont et plusieurs de leurs collègues relative à la promotion des langues régionales (4096). »
Dossier
Culture : promotion des langues régionales

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

Outre que la rédaction de cet article est entachée de contradictions (la langue régionale, s’il est érigée au rang des matières obligatoires dans le cadre de la scolarité ne relève pas de « conventions » entre l’État et les collectivités territoriales), la disposition conduirait, si l’article était adopté, à faire aux langues régionales une place équivalente au français, aux mathématiques ou à l’histoire alors que, à l’évidence, cet enseignement, pour intéressant qu’il puisse être par ailleurs, n’est pas du même niveau d’intérêt pour l’ensemble des enfants selon leur origine ou leur lien au territoire dans lequel ils sont scolarisés. Au surplus, cette disposition conduirait soit à surcharger un peu plus les programmes, soit à réduire le temps consacré aux matières fondamentales et ce à l’heure où les carences de la scolarité française et de ses résultats dans ces matières fondamentales est devenue avérée. L’extension à l’ensemble des langues régionales d’une disposition relative à la langue corse conduit à un détournement des objectifs de l’Education nationale sur lesquels celle-ci a besoin de se recentrer.

Cosignataires (1)

Marie-Françoise Bechtel