AN · données ouvertes
Amendements / Culture : promotion des langues régionales

Amendement n° 115 · Article PREMIER

De Jean-Luc Laurent (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 26/11/2016

Sort
Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi de M. Bruno Le Roux, Mme Annie Le Houerou, MM. Pascal Deguilhem, Paul Molac, Mme Sylviane Alaux, MM. Jean-Pierre Allossery, François André, Pierre Aylagas, Mmes Chantal Berthelot, Colette Capdevielle, Marie-Anne Chapdelaine, MM. Jacques Cresta, William Dumas, Éric Elkouby, Mmes Corinne Erhel, Martine Faure, M. Richard Ferrand, Mmes Chantal Guittet, Viviane Le Dissez, Annick Le Loch, M. Jean-Pierre Le Roch, Mmes Marie-Thérèse Le Roy, Marylise Lebranchu, M. Michel Lesage, Mme Monique Orphé, MM. Hervé Pellois, Marcel Rogemont et plusieurs de leurs collègues relative à la promotion des langues régionales (4096). »
Dossier
Culture : promotion des langues régionales

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

L’article premier propose que l’enseignement des langues régionales se fasse dans le cadre de l’horaire normal des écoles maternelles, élémentaires et secondaires et appelle plusieurs objections.

Sur le plan des principes, les langues régionales ne peuvent prétendre à aucune forme de co-officialité à l’école. Leur enseignement ne devrait être au mieux qu’optionnel.

En pratique, l’enseignement non-obligatoire dans le cadre de l’horaire normal serait une mesure difficile à mettre en œuvre et le législateur ne peut se contenter de renvoyer cette question aux enseignants et aux chefs d’établissement.

L’horaire normal scolaire est strictement borné : son utilisation doit faire l’objet de choix clairs. En 24 heures hebdomadaires, on demande beaucoup à l’école qui ne peut pas tout faire. Elle doit d’abord assurer l’enseignement du français et l’initiation aux langues du monde. La non-concurrence entre les enseignements, affirmée par les promoteurs des langues régionales, se heurte à une évidente limite horaire.

Les langues régionales doivent être promues et soutenues dans le cadre de l’action culturelle des collectivités locales, en lien avec les associations locales, mais leurs promoteurs doivent comprendre qu’ils ne trouveront pas le salut en forçant la porte de l’école et des institutions publiques.

Cosignataires (3)

Karine Berger, Christian Hutin, Jean-Luc Laurent