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Amendements / Outre-mer : égalité réelle outre-mer

Amendement n° 21 · Article 54

De Jean-Philippe Nilor (Gauche démocrate et républicaine) · déposé le 30/09/2016

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— (irrecevable)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, de programmation relatif à l'égalité réelle outre-mer et portant autres dispositions en matière sociale et économique (n°4000). »
Dossier
Outre-mer : égalité réelle outre-mer

Dispositif

Le code forestier est ainsi modifié :

1° L’article L. 211‑2 est complété par un 4° ainsi rédigé :

« 4° Les espaces naturels et forestiers qui faisaient partie de l’ancien domaine colonial transférés de plein droit et en pleine propriété à la collectivité territoriale de Martinique et aux départements de la Guadeloupe et de La Réunion conformément à la loi n°       du       de programmation relatif à l’égalité réelle outre-mer et autres dispositions en matière sociale et économique et selon des modalités réglées par une convention conclue entre l’État, la collectivité territoriale intéressée et l’Office national des forêts. » ;

2° Après l’article L. 223‑3, est inséré un article L. 223‑3‑1 ainsi rédigé :

« Art. L. 223‑3‑1. – La compensation financière résultant du transfert à la collectivité territoriale de Martinique et aux départements de la Guadeloupe et de La Réunion des charges de gestion, d’équipement et d’entretien, obligations et revenus afférents aux espaces naturels et forestiers mentionnés au 4° de l’article L. 211‑2 est calculée dans les conditions prévues à l’article L. 1614‑1 du code général des collectivités territoriales. »

Exposé sommaire

À la Martinique, à la Guadeloupe et à La Réunion, plus de 80 % de la biodiversité terrestre est concentrée dans les forêts dites « départemento-domaniales » issues de l’ancien domaine colonial.

Ces forêts relèvent d’un régime juridique spécial, instauré par un décret de 1947, qui concède à l’État un droit d’usage illimité sur ces biens, ne laissant au territoire qu’un droit très ténu proche de la nue propriété. La gestion de ces forêts est assurée de droit par l’Office national des forêts, à l’instar des forêts domaniales.

L’amendement proposé a pour objet d’abroger ce vestige de la période coloniale et d’aligner le régime de propriété de ces forêts sur les règles de droit commun qui s’appliquent à toutes les autres forêts appartenant aux collectivités territoriales.

En ce sens, des dispositions sont prévues pour transférer la pleine propriété de ces biens, leur gestion et les droits et obligations de l’État, aux trois collectivités intéressées.

De plus, eu égard à la sensibilité particulière des milieux concernés, il est prévu d’y maintenir le régime forestier, dont la mise en œuvre continuera donc à être assurée par l’Office national des forêts.

Il est également proposé que les parties naturelles de ces biens soient régies par les règles de protection, de gestion et d’aménagement applicables aux terrains acquis par les départements dans le cadre de leurs politiques en faveur des espaces naturels sensibles.

Ainsi, l’amendement proposé permettra à la collectivité territoriale de Martinique, au département de la Guadeloupe et au département de la Réunion de prendre une part accrue à la préservation de la biodiversité et des richesses naturelles que recèlent leurs territoires, conformément à la compétence que la loi leur reconnaît dans le domaine des espaces naturels sensibles.

Cosignataires (15)

François Asensi, Bruno Nestor Azerot, Huguette Bello, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Jacqueline Fraysse, Alfred Marie-Jeanne, Jean-Philippe Nilor, Nicolas Sansu, Gabriel Serville