Amendement n° 288 · Article 6 FC
De Yann Galut (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 24/09/2016
- Sort
- Retiré (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi , en nouvelle lecture, sur le projet de loi, modifié par le Sénat, relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (n°3939). »
- Dossier
- Economie : transparence, lutte contre la corruption et modernisation (loi SAPIN2)
Dispositif
Rédiger ainsi cet article :
« I. – Le fait d’entraver ou de sanctionner, de quelque façon que ce soit, l’alerte définie à l’article 6 A est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.
« Lorsque l’infraction définie à l’alinéa précédent est commise en bande organisée et avec violences, ces peines sont portées à trois ans d’emprisonnement et à 45 000 € d’amende.
« II. – Lorsque le juge d’instruction est saisi d’une plainte pour diffamation contre un lanceur d’alerte, le montant de l’amende civile qu’il peut prononcer dans les conditions prévues à l’article 177‑2 du code de procédure pénale est porté à 30 000 €.
« III. – Toute personne faisant un signalement abusif engage sa responsabilité sur le fondement de l’article 226‑10 du code pénal et de l’article 1240 du code civil, dans sa rédaction résultant de l’ordonnance n° 2016‑131 du 10 février 2016 portant réforme du droit des contrats, du régimes général et de la preuve des obligations. »
Exposé sommaire
Le présent amendement a pour but de sanctionner, outre le délit d’entrave, les représailles commises à l’encontre des lanceurs d’alerte - crimes ou délits pour de grandes lois étrangères (ex : Suède depuis 1766) et en tant que tels sévèrement sanctionnées (jusqu’à 250 000 dollars et dix ans de prison depuis le Sarbanes Oxley Act de 2002, USA ; ou l’UK Bribery Act, 2011).
Il rétablit également l’amende civile préconisée par le rapport du Conseil d’État en cas de procédure abusive ou « procès baillons » contre un lanceur d’alerte.
Enfin il rappelle également les peines encourues par les auteurs d’alertes abusives, ayant trait à des faits « que l’on sait partiellement ou totalement faux », et « causant à autrui un dommage ».
Cosignataires (32)
Jean-Pierre Allossery, Alexis Bachelay, Gérard Bapt, Delphine Batho, Philippe Baumel, Florent Boudié, Kheira Bouziane-Laroussi, Isabelle Bruneau, Vincent Burroni, Fanélie Carrey-Conte, Dominique Chauvel, Pascal Cherki, Fanny Dombre Coste, Sandrine Doucet, Jean-Pierre Dufau, Laurence Dumont, Yann Galut, Jean-Patrick Gille, Romain Joron, Philippe Kemel, Chaynesse Khirouni, Michel Lesage, Audrey Linkenheld, Marie-Lou Marcel, Martine Martinel, Paul Molac, Christophe Premat, Monique Rabin, Frédéric Roig, Suzanne Tallard, Pascal Terrasse, Jean-Michel Villaumé