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Amendements / Economie : transparence, lutte contre la corruption et modernisation (loi SAPIN2)

Amendement n° 1431 · Article 6 G

De Yann Galut (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 02/06/2016

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Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique (n°3623). »
Dossier
Economie : transparence, lutte contre la corruption et modernisation (loi SAPIN2)

Dispositif

I. – Le fait d’entraver ou de sanctionner le signalement ou la révélation d’une information relative à un crime, un délit, un manquement au droit en vigueur, une menace ou un préjudice graves pour l’intérêt général est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende.

Le fait d’entraver, d’une manière concertée et à l’aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du code pénal, le signalement ou la révélation d’informations relatives à un crime, un délit, un manquement au droit en vigueur, une menace ou un préjudice graves pour l’intérêt général est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

II. – Lorsqu’il rend une décision de relaxe à l’issue d’une procédure pour diffamation, le tribunal peut, par décision motivée, s’il considère que la constitution de partie civile a été abusive ou dilatoire, prononcer contre la partie civile une amende civile dont le montant ne peut excéder 15 000 euros.

III. – Toute personne qui signale ou révèle une information relative à un crime, un délit, un manquement au droit en vigueur, une menace ou un préjudice graves pour l’intérêt général avec la connaissance au moins partielle de l’inexactitude de l’information est punie de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à instaurer des sanctions pénales contre l’entrave au signalement d’une alerte ou à des mesures de rétorsion à l’encontre d’un lanceur d’alerte. Il prévoit, dans les administrations publiques, la possibilité de sanctions disciplinaires pour toute personne ayant entravé le signalement d’une alerte ou engagé des mesures de rétorsion à l’encontre du lanceur d’alerte suite à son signalement. Il rappelle également les sanctions pénales encourues en cas de signalement ou de révélation de mauvaise foi relevant de la diffamation ou de la dénonciation calomnieuse.

En outre, conformément aux recommandations du Conseil d’État, cet amendement prévoit une amende civile pour les auteurs de procédures abusives en diffamation contre les lanceurs d’alerte, comme on a pu l’observer dans les affaires Mediator par exemple où l’éditeur du livre et tous les journalistes ont été systématiquement poursuivis et harcelés juridiquement alors que l’alerte fondée.

Cosignataires (54)

Sylviane Alaux, Éric Alauzet, Jean-Pierre Allossery, Alexis Bachelay, Serge Bardy, Delphine Batho, Philippe Baumel, Nicolas Bays, Karine Berger, Florent Boudié, Kheira Bouziane-Laroussi, Isabelle Bruneau, Fanélie Carrey-Conte, Christophe Cavard, Marie-Anne Chapdelaine, Pascal Cherki, Valérie Corre, Jacques Cresta, Pascale Crozon, Karine Daniel, Fanny Dombre Coste, Sandrine Doucet, Hervé Féron, Aurélie Filippetti, Yann Galut, Jean-Marc Germain, Jean-Patrick Gille, Pascale Got, Chantal Guittet, Razzy Hammadi, Benoît Hamon, Mathieu Hanotin, Christian Hutin, Romain Joron, Régis Juanico, Chaynesse Khirouni, Conchita Lacuey, Jean-Luc Laurent, Arnaud Leroy, Michel Liebgott, Martine Lignières-Cassou, Audrey Linkenheld, Patrick Mennucci, Paul Molac, Christian Paul, Dominique Potier, Michel Pouzol, Christophe Premat, Valérie Rabault, Marcel Rogemont, François de Rugy, Thomas Thévenoud, Jean-Michel Villaumé, Paola Zanetti