Amendement n° 2197 · Article 2
De Catherine Coutelle (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 29/04/2016
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi, après engagement de la procédure accélérée, visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs (n°3600). »
- Dossier
- Travail : modernisation du droit du travail
Dispositif
À la première phrase de l’alinéa 392, substituer au mot :
« trois »
le mot :
« sept ».
Exposé sommaire
Actuellement, l’article L. 3123‑21 du code du travail prévoit que toute modification de la répartition de la durée du travail, dans le cadre d’un contrat de travail à temps partiel, est notifiée au salarié sept jours au moins avant la date à laquelle elle doit avoir lieu.
L’article L. 3123‑22 du code du travail indique, par ailleurs, qu’un accord collectif peut ramener ce délai à trois jours ouvrés.
Le projet de loi visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs intègre le délai de prévenance au sein d’un article L. 3123‑24 nouveau du code du travail.
Selon cet article, un accord d’entreprise ou un accord de branche peut déterminer le délai dans lequel la modification de la répartition de la durée du travail est notifiée au salarié.
Dans le cadre d’un accord collectif, ce délai ne peut être inférieur à trois jours ouvrés. Dans les associations et les entreprises d’aide à domicile, ce délai peut être inférieur à trois jours pour les cas d’urgence définis par les accords d’entreprise ou les accords de branche.
Bien entendu, l’accord collectif peut prévoir un délai de prévenance plus important (jusqu’à sept jours).
Par ailleurs, il peut aussi prévoir des contreparties pour les salariés si, après négociation, il passe de sept jours à trois jours.
Enfin, s’il n’y a pas d’accords collectifs, le précédent délai de sept jours persiste à titre d’usage. Néanmoins, il est certain que, dans la logique du projet de loi qui veut favoriser la négociation collective, ce cas doit devenir résiduel.
Au total, dans le cadre d’un accord collectif, les horaires du contrat de travail à temps partiel pourront donc être modifiés trois jours à l’avance par l’employeur, au lieu de sept jours – sauf accord collectif moins favorable – comme c’est le cas aujourd’hui.
Cette disposition aura évidemment des conséquences particulières pour les femmes – surtout si l’on songe que ce sont elles et leurs enfants qui constituent la grande majorité des familles monoparentales.
Avec cet amendement, il est donc proposé d’en revenir au délai de sept jours ouvrés.
Cosignataires (54)
Ibrahim Aboubacar, Pouria Amirshahi, Alain Ballay, Marie-Noëlle Battistel, Philippe Bies, Isabelle Bruneau, Vincent Burroni, Marie-Arlette Carlotti, Fanélie Carrey-Conte, Pascal Cherki, Marie-Françoise Clergeau, Philip Cordery, Catherine Coutelle, Pascale Crozon, Sébastien Denaja, Marie-Hélène Fabre, Jean-Marc Germain, Edith Gueugneau, Françoise Imbert, Régis Juanico, Chaynesse Khirouni, Conchita Lacuey, Colette Langlade, Anne-Yvonne Le Dain, Viviane Le Dissez, Annick Le Loch, Annick Lepetit, Michel Lesage, Serge Letchimy, Martine Lignières-Cassou, Gabrielle Louis-Carabin, Lucette Lousteau, Jacqueline Maquet, Marie-Lou Marcel, Martine Martinel, Sandrine Mazetier, Patrick Mennucci, Pierre-Alain Muet, Maud Olivier, Monique Orphé, Philippe Plisson, Michel Pouzol, Régine Povéda, Christophe Premat, Catherine Quéré, Marie Récalde, Frédéric Roig, Barbara Romagnan, Gwendal Rouillard, Gérard Sebaoun, Julie Sommaruga, Sylvie Tolmont, Catherine Troallic, Paola Zanetti