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Amendements / Police et sécurité : lutte contre le crime organisé et le terrorisme

Amendement n° 329 · Article 17

De Mathieu Hanotin (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 29/02/2016

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement, et améliorant l'efficacité et les garanties de la procédure pénale (n°3473) »
Dossier
Police et sécurité : lutte contre le crime organisé et le terrorisme

Dispositif

L’article 78‑2 du code de procédure pénale est complété par deux alinéas ainsi rédigés :

« Toute personne faisant l’objet d’une mesure de contrôle d’identité se voit remettre par l’officier de police judiciaire, l’agent de police judiciaire ou l’agent de police judiciaire adjoint ayant procédé au contrôle un document présentant les motifs du contrôle.

« Un décret publié en Conseil d’État précise les modalités d’établissement de ce document. »

Exposé sommaire

Les contrôles d’identité représentent une part importante de l’action des forces de l’ordre, en vue d’identifier des personnes recherchées, de prévenir des atteintes à l’ordre public, d’empêcher la réalisation de crimes ou de délits.

La remise d’un document à la personne contrôlée permet de rétablir un lien de confiance entre la police et les citoyens, de rendre plus légitime l’action des forces de l’ordre et donne la possibilité à une personne estimant avoir été contrôlée sans motif valable la possibilité d’user des voies de recours.

Il s’agissait d’un engagement du Président de la République en 2012, pour répondre au sentiment d’injustice vécu par des personnes issues de l’immigration ayant le sentiment de subir des contrôles en raison de leur “faciès”. Après la mise en place du matricule visible sur les uniformes, après l’adoption du code de déontologie de la police nationale et de la gendarmerie nationale, la mise en œuvre du “récépissé de contrôle d’identité” serait une étape supplémentaire vers une plus grande transparence de l’action des forces de l’ordre.

Cosignataires (16)

Jean-Luc Bleunven, Kheira Bouziane-Laroussi, Fanélie Carrey-Conte, Pascal Cherki, Jean-Michel Clément, Jacques Cresta, Florence Delaunay, Guy Delcourt, Fanny Dombre Coste, Chantal Guittet, Mathieu Hanotin, Régis Juanico, Chaynesse Khirouni, Lucette Lousteau, Christophe Premat, Suzanne Tallard