Amendement n° 496 · Article 20 sexies
De Sergio Coronado (Écologiste) · déposé le 15/01/2016
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, pour une République numérique (n°3318) »
- Dossier
- Economie : pour une République numérique
Dispositif
L’article 323‑1 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Ne peut donner lieu à des poursuites pénales, le délit prévu au premier alinéa commis par une personne qui a averti immédiatement l’autorité administrative ou judiciaire, la commission nationale de l’informatique et des libertés ou le responsable du système de traitement automatisé de données. »
Exposé sommaire
Le journaliste Bluetouff a été condamné pour s’être maintenu dans un extranet non sécurisé de l’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES). L’extranet était mal sécurisé, et l’ensemble des fichiers étaient accessibles, simplement, depuis un moteur de recherche.
Cet amendement vise à instaurer un droit d’alerte et le fait qu’il ne peut y avoir de poursuites pénales lorsque le délit a été commis par une personne qui a averti immédiatement l’autorité administrative ou judiciaire, la CNIL ou le responsable du système de traitement automatisé de données et qu’il n’y a eu aucune altération du système.
Cela permettrait de sécuriser les personnes qui, de bonne foi, alerte un responsable d’un système de traitement automatisé de données des failles de son système.
Cosignataires (18)
Laurence Abeille, Éric Alauzet, Brigitte Allain, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Denis Baupin, Michèle Bonneton, Christophe Cavard, Sergio Coronado, Cécile Duflot, François-Michel Lambert, Noël Mamère, Véronique Massonneau, Paul Molac, Barbara Pompili, Jean-Louis Roumégas, François de Rugy, Eva Sas