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Amendements / Société : nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie

Amendement n° 390 · Article 8

De Jean-Jacques Cottel (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 01/10/2015

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Non soutenu (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi , adoptée par l'Assemblée nationale, créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie et qui a fait l'objet d'un vote de rejet par le Sénat au cours de sa séance du 23 juin 2015 (n°2887) »
Dossier
Société : nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie

Dispositif

Après l’alinéa 4, insérer l’alinéa suivant :

« Elles ne peuvent, en aucun cas, contenir des dispositions contraires au code de déontologie médicale. »

Exposé sommaire

L’article 8 rend les directives anticipées applicables non plus trois ans comme auparavant, mais à vie. Il est bien évidemment essentiel de développer la prise en compte de la demande du patient. Mais une validité permanente entraîne le risque de voir appliquées des directives n’ayant plus aucun lien avec les situations vécues par les patients ; elle nie l’évolution psychique des personnes, la capacité de résilience dont témoignent les soignants et les familles des personnes en fin de vie. Pour l’éviter, il faudrait que chacun pense à réactualiser ses directives. Or, la rédaction de directives anticipées exhaustives est illusoire : personne ne peut prétendre répondre à l’avance à tous les cas de figure qui se présenteront concernant la suite de sa santé et de sa vie.

De plus, les directives contraignantes transforment le médecin en simple prestataire de service, alors qu’elles pourraient contenir des demandes illégitimes ou illégales.

Cosignataires (1)

Jean-Jacques Cottel