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Amendements / Société : nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie

Amendement n° 196 · Article 3

De Jean-Frédéric Poisson (Les Républicains) · déposé le 01/10/2015

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Proposition de loi « proposition de loi sur la proposition de loi , adoptée par l'Assemblée nationale, créant de nouveaux droits pour les personnes malades en fin de vie et qui a fait l'objet d'un vote de rejet par le Sénat au cours de sa séance du 23 juin 2015 (n°2887) »
Dossier
Société : nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie

Dispositif

Supprimer l’alinéa 5.

Exposé sommaire

Le cinquième alinéa de cet article correspond aux personnes qui ne peuvent plus s’exprimer. Dans ce cas, le médecin décide d’arrêter un traitement considéré comme de « maintien en vie » (l’alimentation et l’hydratation artificielles étant désormais considérées comme des traitements) ; donc le pronostic vital est engagé à court terme ; donc il faut faire une sédation terminale pour éviter toute souffrance et parvenir à un décès rapide. Désormais, toute personne « hors d’état d’exprimer sa volonté », même si elle n’est pas en fin de vie, sera susceptible de se faire appliquer une sédation profonde et continue jusqu’au décès, si le médecin juge qu’il y a obstination déraisonnable. Il suffira qu’il considère appliquer les directives anticipées du patient, ou après avoir recueilli l’avis de la personne de confiance ou la famille ou les proches. Cela concerne par exemple la situation des quelque 1 700 patients en état pauci-relationnel ou végétatif chronique.

La porte est clairement ouverte à des gestes euthanasiques, y compris avec le consentement plus ou moins explicite des proches. Cet amendement vise donc à supprimer cette possibilité afin d’éviter toute dérive euthanasique.

Cosignataires (1)

Jean-Frédéric Poisson