Amendement n° 61 · Article 14
De Sergio Coronado (Écologiste) · déposé le 15/07/2015
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif au droit des étrangers en France (n°2183) »
- Dossier
- Justice : droit des étrangers
Dispositif
À la seconde phrase de l’alinéa 3, substituer aux références :
« à 227‑7, des 1°, 4°, 6° et 8° de l’article 311‑4 et de l’article 322‑4‑1 »
les références :
« , 227‑5, 227‑7 et des 1°, 4°, 6° et 8° de l’article 311‑4 ».
Exposé sommaire
Cet article pose un problème important en terme de présomption d’innocence et de respect de l’autorité judiciaire.
Il permet à l’autorité administrative d’ordonner à un étranger de quitter le territoire sur une simple présomption dès lors qu’elle considère que la personne aurait commis des faits : il n’y a, à ce stade, aucune déclaration judiciaire de culpabilité, ni même de décision d’orientation par le parquet.
Le champ des infractions doit donc être circonscrits aux délits nécessitant une réponse rapide, afin de ne pas laisser place à l’arbitraire. Il est dès lors surprenant qu’au milieu de la traite et du proxénétisme, certains délits inscrits ne soient passibles que de 6 mois de prison.
Afin de respecter à minima le principe constitutionnel de proportionnalité, cet amendement propose de ne pas retenir les délits passible de moins d’un an de prison.
Cosignataires (18)
Laurence Abeille, Éric Alauzet, Brigitte Allain, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Denis Baupin, Michèle Bonneton, Christophe Cavard, Sergio Coronado, Cécile Duflot, François-Michel Lambert, Noël Mamère, Véronique Massonneau, Paul Molac, Barbara Pompili, Jean-Louis Roumégas, François de Rugy, Eva Sas