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Amendements / Justice : droit des étrangers

Amendement n° 26 · Article 16

De Sergio Coronado (Écologiste) · déposé le 15/07/2015

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Retiré (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif au droit des étrangers en France (n°2183) »
Dossier
Justice : droit des étrangers

Dispositif

Avant l’alinéa 1, insérer l’alinéa suivant :

« I. – Au début du 1° de l’article L. 514‑1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, les mots : « Si l’autorité consulaire le demande, » sont supprimés ; ».

Exposé sommaire

En 2013, en métropole, 7,4 % des personnes enfermées en rétention ont été libérées par un juge administratif constatant la violation de leurs droits. En Guyane ou en Guadeloupe ce taux atteint seulement 0,4 %. A Mayotte, seulement 93 des 16 000 personnes enfermées (dont 3 000 mineurs) ont pu former un référé devant le tribunal administratif

Le projet de référé liberté suspensif pourrait ne constituer qu’une coquille vide si les étrangers retenus peuvent être éloignés avant même d’avoir été mis en capacité d’introduire leur recours auprès du tribunal. Il convient donc de fixer un délai minimum d’un jour franc à compter de la notification de la mesure d’éloignement, pendant lequel l’éloignement est suspendu.

Actuellement, si l’autorité consulaire le demande, ce jour franc est supprimé. Cet amendement propose donc de systématiser ce jour franc.

C’est une des recommandations principales qu’a émis le Défenseur des droits dans son avis n° 15‑17 : « à tout le moins, il préconise la généralisation de la possibilité prévue à l’article L. 514‑1 (1°) tendant à ce que la mesure d’éloignement ne puisse pas être mise à exécution avant le délai d’un jour franc à compter de la notification de cette décision. En l’état actuel du droit, cette possibilité est offerte à l’étranger dans la seule hypothèse où l’autorité consulaire le demande, ce qui reste très rare dans les faits. En généralisant ce dispositif, l’accès au juge sera moins entravé. »

Cosignataires (18)

Laurence Abeille, Éric Alauzet, Brigitte Allain, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Denis Baupin, Michèle Bonneton, Christophe Cavard, Sergio Coronado, Cécile Duflot, François-Michel Lambert, Noël Mamère, Véronique Massonneau, Paul Molac, Barbara Pompili, Jean-Louis Roumégas, François de Rugy, Eva Sas