Amendement n° 658 · Article 19
De Alain Chrétien (Les Républicains) · déposé le 22/05/2015
- Sort
- — (retiré)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif au dialogue social et à l'emploi (n°2739) »
- Dossier
- Travail : dialogue social et emploi
Dispositif
Le chapitre Ier du titre II de la loi n° 2014‑40 du 20 janvier 2014 garantissant l’avenir et la justice du système de retraites est abrogé.
Exposé sommaire
Cet amendement supprime le compté pénibilité. Les difficultés qui ont résulté de la mise en œuvre du compte pénibilité sont dommageables à plusieurs secteurs d’activité, tel que les secteurs du bâtiment et du transport. S’il ne s’agit pas de nier la pénibilité, incontestable, de certains métiers, il conviendrait de ne pas imposer un dispositif complexe, d’insécurité juridique et source de coûts supplémentaires. En mettant en place le compte individuel de prévention de la pénibilité, le gouvernement a mis en œuvre une nouvelle mesure contraignante pour les TPE/PME qui peinent à retrouver le chemin de la reprise économique. Avant toute généralisation d’un tel dispositif, il aurait été indispensable d’en mesurer véritablement l’impact et le coût à la fois pour les entreprises et pour les régimes de retraites.
A titre d’exemple, les fiches individuelles nécessiteront un suivi permanent pour 80 % des salariés du Bâtiment. Confrontés à des chantiers différents, à des conditions de travail qui changent sans cesse, à des tâches aussi différentes les unes que les autres, les artisans et les dirigeants de TPE et PME du Bâtiment, seront dans l’obligation de se livrer constamment à une mise à jour desdites fiches. Si l’on voulait compliquer davantage les réglementations applicables aux entreprises, il ne serait possible de s’y prendre autrement, alors que dans le même temps les secteurs du Bâtiment et du Transport subissent la concurrence des travailleurs détachés intra-communautaires.
Aussi, cet amendement vise à supprimer le compte pénibilité tel qu’il existe actuellement.
Cosignataires (20)
Julien Aubert, Jean-Pierre Barbier, Guillaume Chevrollier, Alain Chrétien, Virginie Duby-Muller, Annie Genevard, Marc Le Fur, Bruno Le Maire, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Philippe Armand Martin, Frédéric Reiss, Paul Salen, Claudine Schmid, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Thierry Solère, Éric Straumann, Jean-Pierre Vigier, Marie-Jo Zimmermann