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Amendement n° 645 · Article 4

De Alain Chrétien (Les Républicains) · déposé le 22/05/2015

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Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif au dialogue social et à l'emploi (n°2739) »
Dossier
Travail : dialogue social et emploi

Dispositif

Supprimer cet article.

Exposé sommaire

L’article 4 dispose que les salariés dont le nombre d’heures de délégation dépasse 30 % de leur temps de travail bénéficieront « automatiquement » d’une évolution de rémunération égale à l’évolution moyenne des salariés qui sont dans une situation comparable (catégorie socioprofessionnelle / ancienneté).

Le gouvernement entend par cette mesure enrayer le déficit des vocations. L’étude d’impact du présent projet de loi décrit même la crainte d’être pénalisé dans sa carrière comme un frein à l’engagement syndical.

Il suffit d’être à l’écoute du monde de l’entreprise pour connaître les abus qu’il y a pu avoir autour de ces heures de délégation. Exercer un droit de regard critique et motivé à l’égard de sa direction est une chose. Être absent de son poste de travail en raison de ces heures de délégation en est une autre. Il est normal qu’un manager veuille promouvoir des salariés qui occupent leur poste en permanence.

L’article 4 reflète une vision du monde économique totalement datée. Cet amendement propose de le supprimer.

Cosignataires (20)

Julien Aubert, Jean-Pierre Barbier, Alain Chrétien, Virginie Duby-Muller, Annie Genevard, Marc Le Fur, Bruno Le Maire, Véronique Louwagie, Gilles Lurton, Philippe Armand Martin, Frédéric Reiss, Paul Salen, Claudine Schmid, Jean-Marie Sermier, Fernand Siré, Thierry Solère, Éric Straumann, Lionel Tardy, Jean-Pierre Vigier, Marie-Jo Zimmermann