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Amendement n° 278 · Article 19

De Benoît Hamon (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 22/05/2015

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— (irrecevable)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif au dialogue social et à l'emploi (n°2739) »
Dossier
Travail : dialogue social et emploi

Dispositif

Le quatrième alinéa de l’article L. 461‑1 du code de la sécurité sociale est complété par une phrase ainsi rédigée :

« Les affections psychiques peuvent faire l’objet d’un traitement différencié. »

Exposé sommaire

Cet amendement vise à reconnaître l’épuisement professionnel, communément appelé le burn-out, comme maladie professionnelle par la Sécurité sociale. Environ 3,2 millions d’actifs (soit près de 12 % de la population active) risquent un épuisement nerveux au travail. Les cas d’épuisement professionnel touchent les salariés dans toutes sortes d’activités, qu’ils soient employés, cadres, artisans ou agriculteurs.

Au-delà des cas de suicide qui ont pu défrayer la chronique, nous vivons une période caractérisée par la pression exercée sur les salariés aux fins d’une productivité toujours accrue dans le cadre d’un système économique mondial. 

La souffrance au travail est le symptôme de notre monde, comme l’exploitation des femmes et des enfants ou les conditions d’hygiène et de sécurité des travailleurs étaient le symptôme de l’économie réelle qui a dominé le XXème siècle. 

Aujourd’hui cette reconnaissance est rare et le chemin pour y parvenir en fait un parcours pour le moins difficile. 

En dehors du système traditionnel de reconnaissance des maladies figurant dans un tableau de maladies professionnelles, il existe une procédure alternative. Celle-ci oblige à passer par le médecin conseil qui instruit alors une demande pour le Comité Régional de Reconnaissance des Maladies Professionnelles (CRRMP).

Dans cette procédure le taux minimum d’incapacité permanente partielle (IPP) requis pour instruire une demande est actuellement de 25 %. 

Il pourrait être envisagé un traitement spécifique pour les maladies psychiques.

Cosignataires (64)

Sylviane Alaux, Pouria Amirshahi, Joël Aviragnet, Serge Bardy, Laurent Baumel, Jean-Pierre Blazy, Kheira Bouziane-Laroussi, Emeric Bréhier, Gwenegan Bui, Vincent Burroni, Colette Capdevielle, Fanélie Carrey-Conte, Christophe Cavard, Marie-Anne Chapdelaine, Guy-Michel Chauveau, Pascal Cherki, Philip Cordery, Sergio Coronado, Jacques Cresta, Guy Delcourt, Jean-Louis Destans, Jean-Pierre Dufau, Laurence Dumont, Olivier Dussopt, Marie-Hélène Fabre, Martine Faure, Michèle Fournier-Armand, Jean-Marc Germain, Daniel Goldberg, Linda Gourjade, Chantal Guittet, Benoît Hamon, Mathieu Hanotin, Joëlle Huillier, Sandrine Hurel, Christian Hutin, Henri Jibrayel, Régis Juanico, Jean-Luc Laurent, Pierre-Yves Le Borgn', Annick Le Loch, Jean-Pierre Le Roch, Annick Lepetit, Michel Lesage, Audrey Linkenheld, Marie-Lou Marcel, Jean-René Marsac, Martine Martinel, Philippe Noguès, Christian Paul, Christine Pirès Beaune, Barbara Pompili, Michel Pouzol, Patrice Prat, Christophe Premat, Catherine Quéré, Monique Rabin, Gérard Sebaoun, Pascal Terrasse, Stéphane Travert, Catherine Troallic, Cécile Untermaier, Michel Vauzelle, Paola Zanetti