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Amendement n° 225 · Article PREMIER

De Frédéric Lefebvre (Les Républicains) · déposé le 09/04/2015

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— (irrecevable)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif au renseignement (n°2669) »
Dossier
Police et sécurité : renseignement

Dispositif

I. – À l’alinéa 66, substituer au mot :

« neuf »

le mot :

« dix ».

II. – En conséquence, après l’alinéa 70, insérer l’alinéa suivant :

« 5° Une personnalité qualifiée pour sa connaissance en matière des traitements automatisés et de protection des données personnelles, nommée sur proposition de la Commission nationale de l’informatique et des libertés ».

Exposé sommaire

L’amélioration du travail de renseignement est rendue obligatoire par la recrudescence du terrorisme. Elle ne doit pas se faire sans un renforcement des garanties des libertés.

Le Président de la Commission Nationale de Contrôle des Interception de Sécurité, a d’ailleurs lui-même déclaré que « le projet  de loi n’est pas adapté aux libertés publiques et à la sécurité du pays et ne respecte pas les conditions d’un contrôle effectif ».

La CNIS juge à cet égard nécessaire de maintenir les caractéristiques du contrôle actuel, indépendant, qui donne un avis préalable et exerce un contrôle a posteriori.

C’est pourquoi, cet  amendement vise à élargir et diversifier la composition du collège de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement en y incluant une personne nommée par la Commission nationale de l'informatique et des libertés.

Actuellement le collège est composé de parlementaires, de magistrats et d’une personnalité qualifiée par l’ARCEP. Le fait que l’ARCEP nomme un membre de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement est un apport incontestable et une garantie de la bonne communication entre ces deux autorités administratives indépendantes.

Il semble toutefois nécessaire d’élargir le collège prévu. La CNIL, par sa connaissance des enjeux du numérique et de la protection des données personnelles pourrait nommer une personnalité qualifiée

Cet apport permettrait également de consolider l’indépendance de la Commission.

Cosignataires (1)

Frédéric Lefebvre