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Amendement n° 930 · Article 35 bis

De Anne Grommerch (Les Républicains) · déposé le 27/03/2015

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Non soutenu (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, relatif à la santé (n°2302) »
Dossier
Questions sociales et santé : modernisation de notre système de santé

Dispositif

Le chapitre Ier du titre IV du livre Ier de la cinquième partie du code de la santé publique est complété par un article L. 5141-17 ainsi rédigé :

« Art. L. 5141‑17. – Le suivi des consommations d’antibiotiques en médecine vétérinaire est effectué sur la base de l’exposition et de l’activité thérapeutique des molécules utilisées. L’objectif de réduction des consommations des antibiotiques est défini selon ces critères. »

Exposé sommaire

Dans la droite ligne de l’article 35 bis (nouveau) adopté lors des discussions en commission et visant à faciliter la mise en œuvre de mesures pour favoriser le bon usage des médicaments antibiotiques et faciliter toutes les mesures permettant la lutte contre la résistance aux antibiotiques et le développement de bactéries résistantes dans l’environnement, il s’agit également d’encadrer l’utilisation des médicaments vétérinaires.

Cet amendement tend ainsi à définir un suivi des consommations d’antibiotiques, ainsi que des objectifs de diminution de ces consommations dans les élevages, qui soient exprimés non pas sur les tonnages comme actuellement, mais sur les dosages et l’activité thérapeutique des molécules utilisées. Alors que de nombreux pays ont défini des objectifs de réduction de l’utilisation des antibiotiques dans les élevages, il apparait que si les objectifs restent volontaires, leur réalisation devient aléatoire. Malgré ce constat, on entend encore trop souvent que la consommation d’antibiotiques serait en baisse du fait de la diminution des tonnages mis en œuvre. Cette différence d’appréciation s’explique en fait par le remplacement progressif des préparations d’antibiotiques anciennes par de nouvelles molécules, plus efficaces à faible dose. Ainsi dans son récent rapport l’ANSES indique que « l’expression des ventes d’antibiotiques en quantité pondérale de matière active ne reflète pas l’exposition aux différentes familles puisque l’activité thérapeutique des antibiotiques n’est pas prise en compte ». Or le plan ‘Ecoantibio 2017’ piloté par le Ministère de l’Agriculture définit un objectif général de réduction de 25 % des antibiotiques, sans préciser s’il s’agit d’une réduction en tonnage ou en exposition des animaux. Il est donc proposé, d’une part que l’outil principal de mesure de réduction des antibiotiques soit défini sur la base de l’exposition et de l’activité thérapeutique des molécules utilisées, d’autre part que les objectifs officiels de réduction soient explicitement définis sur cette base.

Cosignataires (1)

Anne Grommerch