Amendement n° 2614 · Article 18
De Richard Ferrand (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 23/01/2015
- Sort
- Adopté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, pour la croissance et l'activité (n°2447) »
- Dossier
- Economie : croissance, activité et égalité des chances économiques
Dispositif
I. – À l’alinéa 15, substituer au mot :
« quatre »
le mot :
« deux ».
II. – En conséquence, à l’alinéa 16, substituer au mot :
« quadruple »
le mot :
« double ».
Exposé sommaire
Le présent amendement vise à étendre aux commissaires-priseurs judiciaires la règle du « un pour deux » qui prévaut depuis peu en matière de salariat dans le notariat.
Bien qu’ouvert plus récemment, le salariat se développe également rapidement chez les commissaires-priseurs judiciaires : 14 d’entre eux, soit 3,4 % en 2013, sont désormais salariés.
Tout en admettant que le salariat puisse constituer un outil de promotion interne, voire une étape vers l’association, vos rapporteurs estiment qu’il peut tout aussi bien être utilisé comme un substitut à l’association, et donc un obstacle à celle-ci.
Le salariat ne devant pas empêcher l’accès plein et entier à l’exercice d’une profession dont le mode d’exercice habituel est d’être libéral, vos rapporteurs jugent préférable de ne pas faciliter le recours illimité au salariat mais de l’ouvrir dans les mêmes conditions à tous les officiers publics et ministériels.
C’est la raison pour laquelle vos rapporteurs proposent d’étendre à la profession de commissaire-priseur judiciaire la règle de « un pour deux » qui régit depuis peu l’exercice de la profession de notaire en tant que salarié.
Cosignataires (9)
Christophe Castaner, Richard Ferrand, Laurent Grandguillaume, Denys Robiliard, Gilles Savary, Alain Tourret, Stéphane Travert, Cécile Untermaier, Clotilde Valter