Amendement n° 2224 · Article 15
De Michel Zumkeller (Union des démocrates et indépendants) · déposé le 23/01/2015
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- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi sur le projet de loi , après engagement de la procédure accélérée, pour la croissance et l'activité (n°2447) »
- Dossier
- Economie : croissance, activité et égalité des chances économiques
Dispositif
I. – Substituer aux alinéas 13 à 16 les cinq alinéas suivants :
« Art. 4. – Toute personne remplissant les conditions de nationalité, d’aptitude et d’honorabilité peut être candidate au concours organisé, une fois par an par le ministre de la justice.
« Ce concours a pour objectif d’attribuer les places à pourvoir dans les zones où l’implantation d’offices d’huissier de justice ou l’association d’huissiers de justice au sein des offices existants apparaissent utiles pour renforcer la proximité et l’offre de services. Ces places sont déterminées en fonction de la carte.
« Chaque nomination intervient après classement des candidats, suivant leur mérite, par un jury dont la composition est fixée par décret.
« Les candidats ont quatre mois pour s’installer. En cas de démission d’un candidat dans les quatre mois précédant son installation, l’office est proposé aux candidats ayant réussi le concours mais n’ayant fait aucun choix d’office.
« Dans un délai de deux ans après la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant l’opportunité d’imposer l’installation d’un office à un candidat reçu au concours, s’il a déjà refusé une installation à trois reprises. Des dispositions fiscales incitatives pourraient être envisagées pour aider le candidat à s’installer. ».
II. – Compléter cet article par l'alinéa suivant :
« III. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».
Exposé sommaire
L’article 13 bis instaure une liberté d’installation, pour les notaires, les huissiers de justice et les commissaires-priseurs judiciaires, dans les zones où l’implantation ou l’association apparaissent utiles pour renforcer la proximité et l’offre de services.
Un décret est censé préciser les conditions dans lesquelles la ministre de la justice nomme dans un office. Les candidats à la nomination doivent alors remplir des conditions, pour le moins subjectives.
Ce nouveau dispositif pose la question de la transparence et de l’équité. En effet, si plusieurs personnes se portent candidates pour un même office, le ministre de la justice sera-t-il en mesure de les départager équitablement ?
La voie du concours par classement semble être plus appropriée pour éviter toute forme d’opacité dans les nominations.
Ce concours, organisé une fois par an pour chacune des trois professions concernées, permettra l’établissement d’un classement (sur le modèle du concours d’offices créés des notaires). En fonction de leur classement, les candidats pourront choisir le lieu de leur implantation ou de leur association.
Cosignataires (30)
Thierry Benoit, Charles de Courson, Laurent Degallaix, Stéphane Demilly, Yannick Favennec-Bécot, Philippe Folliot, Jean-Christophe Fromantin, Philippe Gomès, Meyer Habib, Francis Hillmeyer, Yves Jégo, Sonia Lagarde, Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy, Hervé Morin, Bertrand Pancher, Michel Piron, Franck Reynier, Arnaud Richard, François Rochebloine, Maina Sage, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Jonas Tahuaitu, Jean-Paul Tuaiva, Francis Vercamer, Philippe Vigier, François-Xavier Villain, Michel Zumkeller