AN · données ouvertes
Amendements / Budget : loi de finances 2017

Amendement n° II-825 · Article 38

De Pascal Terrasse (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 14/11/2016

Sort
— (irrecevable)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2017 »
Dossier
Budget : loi de finances 2017

Dispositif

I. – À l’alinéa 328, substituer au taux :

« 50 % »

le taux :

« 100 % ».

II. – En conséquence, supprimer l’alinéa 329.

Exposé sommaire

Les entreprises artisanales du bâtiment sont, sur le principe, opposées à l’instauration du prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu qui se révèle être un transfert de responsabilités de l’État vers les entreprises, assorti de sanctions qui pèseront sur celles-ci.

Au-delà d’une complexité administrative supplémentaire pour l’entreprise, ce projet peut porter en germe le risque, éventuel, de suspicion d’ingérence dans la vie privée du salarié.

Dans l’hypothèse où les amendements de suppression de l’article 38 ne seraient pas retenus, les entreprises artisanales du bâtiment souhaitent que soient modifiées les dispositions du présent article touchant les bailleurs privés pour les modalités de déduction des travaux d’amélioration, de réparation et d’entretien effectués dans leur bien locatif pour la détermination de leurs revenus fonciers.

En effet, le dispositif du présent article prévoit que les dépenses de réparation, d’entretien et d’amélioration supportées en 2017 et 2018 ne seraient déductibles que dans la limite de 50 %.

Les propriétaires bailleurs, dans ces conditions, ne pourront que reporter la réalisation de tels travaux. Ce dispositif est un très mauvais signal envoyé aux acteurs du bâtiment au moment où l’activité du secteur connaît un fragile regain d’activité avec le risque réel de freiner les perspectives de relance en matière d’emploi d’emplois et d’investissement.

Aussi, sur cette période, il est important d’assurer que les dépenses engagées, tant en 2017 qu’en 2018, pourront être totalement déductibles. Cette déductibilité intégrale ne doit pas être réservée aux seuls travaux engagés sur les immeubles acquis en 2018 ou aux cas de force majeure.

Le cumul de prise en compte des dépenses 2017 et 2018 pour déterminer le revenu net foncier de la seule année 2018, risque de créer un important déficit foncier en 2018 dont les effets seraient absorbés sur les revenus fonciers des années suivantes par le mécanisme du report déficitaire.

Cosignataires (1)

Pascal Terrasse