Amendement n° 145 · Article PREMIER
De Jean-Christophe Lagarde (Union des démocrates et indépendants) · déposé le 02/02/2016
- Sort
- Rejeté (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi constitutionnelle de protection de la Nation »
- Dossier
- Pouvoirs publics : protection de la Nation
Dispositif
Après l’alinéa 3, insérer l’alinéa suivant :
« À l’exception de celles relevant de l’article 66, les mesures prises sur le fondement de la loi mentionnée à l’alinéa précédent sont soumises au contrôle du juge administratif. »
Exposé sommaire
Ainsi que l’a rappelé à plusieurs reprises le Conseil d’État, le juge judiciaire est compétent s’agissant des mesures privatives de liberté. (Avis du Conseil d’État du 17 décembre 2015 : « […] au regard des règles et principes de valeur constitutionnelle, en vertu desquels l’autorité judiciaire est chargée d’assurer le respect de la liberté individuelle, toute détention doit être décidée par l’autorité judiciaire ou exercée sous son contrôle. »). Cet amendement vise donc à préciser que les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sont soumises au contrôle du juge administratif, à l’exception de celles relevant de l’article 66 de la Constitution, selon lequel : « Nul ne peut être arbitrairement détenu. L’autorité judiciaire, gardienne de la liberté individuelle, assure le respect de ce principe dans les conditions prévues par la loi. »
Cosignataires (22)
Thierry Benoit, Charles de Courson, Laurent Degallaix, Stéphane Demilly, Yannick Favennec-Bécot, Philippe Folliot, Meyer Habib, Francis Hillmeyer, Jean-Christophe Lagarde, Maurice Leroy, Bertrand Pancher, Franck Reynier, Arnaud Richard, François Rochebloine, Rudy Salles, André Santini, François Sauvadet, Jonas Tahuaitu, Jean-Paul Tuaiva, Francis Vercamer, Philippe Vigier, Michel Zumkeller