Amendement n° 121 · Article 20
De Marie-Arlette Carlotti (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 03/11/2016
- Sort
- Tombé (discuté)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi relatif à l'égalité et à la citoyenneté »
- Dossier
- Société : égalité et citoyenneté
Dispositif
Après l’alinéa 113, insérer les cinq alinéas suivants :
« d) (nouveau) Il est inséré un IV quater ainsi rédigé :
« IV quater. – La commission de médiation, lorsqu’elle reconnait un ménage prioritaire et urgent, peut émettre un « signalement sur un cas particulier » pour demander à un acteur du processus d’attribution des explications sur les décisions qu’il a prises dans le cas du ménage faisant l’objet du signalement et qui ne semblent pas conformes à la réglementation. Elle peut aussi émettre un signalement de dysfonctionnement, en cas de récurrence de pratiques non conformes à la réglementation. Ces signalements induisent une obligation de réponse à la commission de médiation et au préfet du département. » ;
« e) (nouveau) La première phrase du V est ainsi modifiée :
« – après le mot : « prises », sont insérés les mots : « et des signalements émis »
« – elle est complétée par les mots : « , au comité régional de l’habitat et de l’hébergement, au comité de suivi du droit au logement. » ».
Exposé sommaire
L’évolution proposée porte sur une vision pro-active des commissions de médiation. Elle vise à formaliser des pratiques existantes de certaines Comed. Il s’agit de mettre en place deux procédures de signalement émis par la commission de médiation lorsqu’elle reconnaît un ménage prioritaire et urgent suite à un dysfonctionnement des politiques de droits communs liés à la non mise en œuvre d’une prérogative d’un acteur en amont de la procédure de recours Dalo. L’acteur concerné aurait une obligation de répondre à la commission et au préfet de département. L’objectif de ces signalements est de faire progresser les procédures de droit commun et d’alerter sur ses dysfonctionnements, sans pour autant décharger l’Etat de sa responsabilité. En effet, la procédure de signalement ne doit pas se substituer à la reconnaissance au titre du droit au logement opposable.
Ces signalements, en tant que révélateurs des dysfonctionnements, devront être agrégés à l’état annuel des décisions prises réalisé par les Comed. Ce bilan devra être également transmis au Conseil Régional de l’Habitat et de l’hébergement ainsi qu’au comité de suivi de la loi Dalo.
Cosignataires (31)
Ibrahim Aboubacar, Nathalie Appéré, Brigitte Bourguignon, Colette Capdevielle, Marie-Arlette Carlotti, Martine Carrillon-Couvreur, Marie-Anne Chapdelaine, Philip Cordery, Valérie Corre, Pascal Demarthe, Philippe Doucet, Françoise Dumas, Jean-Patrick Gille, Pascale Got, Régis Juanico, Laurent Kalinowski, Anne-Christine Lang, Annick Lepetit, Bernard Lesterlin, Serge Letchimy, Audrey Linkenheld, Lucette Lousteau, Victorin Lurel, Jacqueline Maquet, Philippe Naillet, Maud Olivier, Rémi Pauvros, Elisabeth Pochon, François Pupponi, François de Rugy, Sylvie Tolmont