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Amendements / Budget : loi de finances 2017

Amendement n° CF233 · Article 12 bis

De Marie-Christine Dalloz (Les Républicains) · déposé le 13/12/2016

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— (irrecevable)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de finances pour 2017 »
Dossier
Budget : loi de finances 2017

Dispositif

Compléter cet article par les alinéas suivants :

« II. – A. – Après le neuvième alinéa de l’article 278‑0 bis du code général des impôts, il est inséré un 3° ter ainsi rédigé :

« 3° ter Les produits suivants :

« a) Le bois de chauffage ;

« b) Les produits de la sylviculture agglomérés destinés au chauffage ;

« c) Les déchets de bois destinés au chauffage. »

« B. – Les a, b et c du 3° de l’article 278 bis sont abrogés.

« C. – Au quatrième alinéa l’article 297, après les mots : « visées au 1° et 3° » sont insérés les mots : « , et 3° ter ».

« D. – Les dispositions des A et C s’appliquent aux opérations pour lesquelles la taxe sur la valeur ajoutée est exigible à compter du 1er janvier 2017.

« III. – La perte de recettes pour l’État résultant du II est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits visés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. »

Exposé sommaire

Le présent amendement vise à abaisser le taux de la taxe sur la valeur ajoutée sur le bois de chauffage.
Le chauffage au bois est une énergie renouvelable à faible coût pour le consommateur qui, outre sa participation à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), représente pour de nombreux ménages français une opportunité de réduire leur facture énergétique. Toutefois, depuis de nombreuses années, les professionnels qui déclarent leur activité de vente de bois sont concurrencés de façon déloyale par des professionnels (autoentrepreneurs ou agriculteurs) qui commercialisent du bois de chauffage en « énergie grise », sans déclarer cette activité. En conséquence, la différence de prix qui existe entre le bois de chauffage commercialisé par des professionnels de la filière (soumis à la TVA) et le bois de chauffage vendu de façon informelle par des producteurs (de fait non soumis à la TVA), entraine une perte de part de marché importante pour les professionnels. Selon l’ADEME et l’Institut Technologique Forêt Cellulose Boisconstruction Ameublement (FCBA), sur les 40 millions de m³ de bois de chauffage consommés en 2015, seuls 12,25 % (4,9 Millions de m3), sont déclarés dans les données statistiques des études. Les certifications et marques de qualité (ONF Energie bois, France Bois Bûche, Euro Energies et NF Biocombustibles solides) compilent régulièrement les ventes de leurs professionnels et elles ne représentaient que 863 000 m3 de bois de chauffage (soit 17 % des 4,9 millions de m3), en 2015. Diminuer le taux de TVA (de 10 à 5,5 %) sur les volumes commercialisés par des professionnels
réduira dans un premier temps les recettes de l’État de 2 330 000 euros. Un statu quo entraînerait quant à lui inéluctablement une réduction de la part du bois de chauffage commercialisé de façon formelle. Un arrêt total des déclarations de ventes entraînerait alors une perte de TVA estimée aujourd’hui à 5 178 000 euros.
A l’inverse, la diminution du taux à 5,5 % devrait faire augmenter à nouveau la part du bois « professionnel » déclaré, plus sec, normé et encouragé par la profession et notamment par les fabricants d’appareils, ce qui devrait générer davantage de recettes provenant de la TVA et des charges sociales de cette activité, en plus d’assurer un meilleur contrôle de la qualité du combustible, facteur de réduction des émissions de particules. Localement d’ailleurs, les Plans de protection de l’atmosphère (PPA) préconisent l’utilisation de combustibles bois de qualité et citent régulièrement les marques de qualité mentionnées ci-dessus Il est donc proposé d’abaisser le taux de TVA de 10 % à 5,5 % pour remédier à cette situation et encourager les professionnels à commercialiser leur bois de chauffage de façon formelle.

Cosignataires (1)

Marie-Christine Dalloz