Amendement n° CF142 · Article 49 bis
De Charles de Courson (Union des démocrates et indépendants) · déposé le 13/12/2016
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- — (irrecevable)
- Texte amendé
- Projet de loi « projet de loi de finances pour 2017 »
- Dossier
- Budget : loi de finances 2017
Dispositif
I. Compléter cet article par les deux alinéas suivants :
« A l’article L. 241-6-1 code de la Sécurité sociale, ajouter un 2e alinéa :
Pour les entreprises visées à l’article 207-1-2°, 3° et 3°bis du Code général des impôts, les cotisations mentionnées au 1° de l'article L. 241-6 sont supprimées pour les salariés dont l'employeur entre dans le champ d'application du II de l'article L. 241-13 et dont les rémunérations ou gains n'excèdent pas 3,5 fois le salaire minimum de croissance calculé selon les modalités prévues au deuxième alinéa du III du même article. »
II. – Compléter cet article par l’alinéa suivant :
« II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. ».
Exposé sommaire
Les coopératives agricoles, artisanales, maritimes et de transport ne sont pas éligibles au CICE, ce qui représente, depuis l’instauration de ce crédit d’impôt, un écart de compétitivité avec les entreprises éligibles proche de 90 millions d’euros par an.
La mesure visant à porter le CICE à 7 % de la masse salariale amplifie cet écart compétitif pour le porter à plus de 100 millions d’euros par an.
Or, les coopératives agricoles artisanales, maritimes et de transport répondent en tous points aux objectifs du CICE : elles créent de l’emploi et investissent de manière pérenne dans les territoires, chacune dans leurs secteurs d’activité respectifs.
Afin de permettre à ces coopératives de bénéficier, en 2017, au même titre que les autres entreprises, des dispositifs publics de soutien à l’investissement et à l’emploi, le présent amendement prévoit la suppression du taux réduit de cotisation d’allocations familiales (3,45 % du salaire pour les rémunérations jusqu’à 3,5 SMIC). Cette mesure constitue un allègement de charges évalué à 65 000 K€ pour ces coopératives et compense en partie le manque à gagner au titre de l’absence de bénéficie du CICE.
Cosignataires (4)
Charles de Courson, Yves Jégo, Philippe Vigier, François-Xavier Villain