AN · données ouvertes
Amendements / Sécurité sociale : loi de financement 2017

Amendement n° AS297 · Article 10

De Bernadette Laclais (Socialiste, écologiste et républicain) · déposé le 14/10/2016

Sort
Rejeté (discuté)
Texte amendé
Projet de loi « projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 »
Dossier
Sécurité sociale : loi de financement 2017

Dispositif

I. – À l’alinéa 4, après le mot :

« indirecte »,

insérer les mots :

« de biens meubles ou ».

II. – En conséquence, au même alinéa, après le mot :

« impôts »,

 insérer les mots :

« et, s’agissant de la location directe ou indirecte de locaux d’habitation meublés ».

III. – En conséquence, supprimer les alinéas 5 et 6.

Exposé sommaire

Le développement de l’économie numérique a permis l’émergence de nombreuses plateformes de « l’économie collaborative ».

Ces plateformes visent à privilégier l’usage à la propriété d’un bien et permettent, conformément aux objectifs de la COP21 de produire plus utile, plus durable, de lutter contre le gaspillage et la surproduction.

De nombreuses plateformes de location de biens entre particuliers (poussette, perceuse, voiture…) sont apparues et permettent à des particuliers de percevoir une indemnité tout en rendant service à d’autres. Ce sont des services de proximité basés sur la confiance et l’échange et encourageant la rencontre et le lien social.

Dans la grande majorité des cas, ce sont des pratiques occasionnelles, mais il reste cependant indispensable de déterminer à partir de quand ces pratiques deviennent une véritable activité professionnelle.

Imposer à des particuliers qui n’en font qu’une activité occasionnelle de s’inscrire en tant que professionnels avec toutes les formalités que cela impose stopperait net le développement de cette économie.

Un seuil de professionnalisation est fixé pour la location de biens immobiliers. Dans un souci de simplicité et d’homogénéité, cet amendement vise à intégrer dans ce seuil, la location de biens mobiliers (poussette, perceuse, voiture…).

Il convient de rappeler par ailleurs, que ce seuil est un seuil de professionnalisation et non un seuil de fiscalité puisque les utilisateurs de ces plateformes sont taxés par ailleurs et cela même alors qu’ils ne seraient pas professionnels.

Cosignataires (1)

Bernadette Laclais