Amendement n° AS106 · Article 3
De Sandrine Hurel (Socialiste, républicain et citoyen) · déposé le 13/02/2015
- Sort
- — (retiré)
- Texte amendé
- Proposition de loi « proposition de loi créant de nouveaux droits en faveur des malades et des personnes en fin de vie »
- Dossier
- Société : nouveaux droits en faveur des personnes en fin de vie
Dispositif
Après le sixième alinéa, est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Si, dans un délai raisonnable, l’arrêt des traitements de maintien en vie n’a pas encore provoqué le décès du patient, à l’initiative de l’équipe médicale ou de l’entourage, et après avoir consulté respectivement l’entourage ou l’équipe médicale, le médecin peut procéder à l’administration d’une injection de nature à provoquer le décès dans un délai plus court. »
Exposé sommaire
Le présent amendement vise à éviter les situations d’agonies prolongées dans le cadre du traitement à visée sédative et antalgique associé à l’arrêt des traitements de maintien en vie.
En effet, l’arrêt d’un traitement de maintien en vie, y compris de la nutrition et de l’hydratation artificielle, ne garantit pas la survenue rapide du décès. Cette situation d’agonie est susceptible d’entrainer une souffrance psychologique pour l’entourage du patient.
Afin de prévenir cette situation, il apparaît nécessaire de permettre au médecin de recourir à un geste actif provoquant la survenue rapide du décès, dans le respect des conditions de déontologie et de dignité qui s’imposent. L’initiative est laissée soit au médecin soit à l’entourage du patient lorsqu’ils estiment que l’agonie se prolonge au-delà du raisonnable.
Cosignataires (15)
Christian Assaf, Catherine Beaubatie, Florent Boudié, Isabelle Bruneau, William Dumas, Jean-Paul Dupré, Hervé Féron, Edith Gueugneau, Sandrine Hurel, Éric Jalton, Anne-Yvonne Le Dain, Christophe Premat, Frédéric Roig, Catherine Troallic, Jacques Valax