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Textes / L’application des mesures fiscales

rapport d'information déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire sur l’application des mesures fiscales

Rapport d'information · tel quel · 30/09/2025 · 383 946 caractères · HTML sur assemblee-nationale.fr

Sommaire (97)
  1. INTRODUCTION
  2. I. une dérive inquiétante : la non-application de dispositions votées par le législateur, notamment pour les tarifs de gnr agricole et...
  3. A. la non-application de la hausse de l’accise sur le gazole non routier (gnr) agricole en 2024
  4. 1. Le tarif réduit d’accise sur le GNR
  5. 2. Une fin plusieurs fois reportée
  6. 3. La suspension de la hausse pour le secteur agricole décidée par le Gouvernement
  7. B. la non-application, en 2025, de l’abaissement des plafonds de la franchise en base de tva
  8. 1. Les régimes d’imposition à la TVA
  9. 2. La réforme de la loi de finances pour 2025 : un net abaissement des plafonds de la franchise de TVA
  10. a. Contenu de la réforme
  11. b. Circonstances d’adoption
  12. 3. La suspension de la réforme
  13. a. Première suspension : jusqu’au 30 avril 2025
  14. b. L’amendement du Gouvernement au projet de loi « Simplification »
  15. c. Seconde suspension : jusqu’à la fin 2025
  16. C. l’application anticipée des dispositions de la loi de finances pour 2025 en matière de transmissions agricoles
  17. II. mise en œuvre de plusieurs dispositifs fiscaux adoptés au cours des dernières années
  18. A. Le crédit d’impôt industrie verte, créé par la loi de finances pour 2024
  19. 1. Le crédit d’impôt au titre des investissements en faveur de l’industrie verte s’inscrit dans un dispositif temporaire institué à...
  20. 2. Un dispositif qui effectue sa montée en charge
  21. B. Une rationalisation et un verdissement des aides fiscales à l’investissement productif en outre-mer en loi de finances pour 2024
  22. 1. Les dispositifs composant le régime d’aide fiscale à l’investissement productif en outre-mer
  23. a. La réduction d’impôt sur le revenu à raison des investissements productifs neufs en outre-mer
  24. b. La déduction des résultats imposables des entreprises passibles de l’impôt sur les sociétés d’une partie des investissements...
  25. c. Le crédit d’impôt pour les entreprises réalisant des investissements productifs en outre-mer
  26. d. La réduction d’impôt sur les sociétés pour les investissements réalisés dans les collectivités d’outre-mer et en Nouvelle-Calédonie
  27. 2. Les modifications apportées par la loi de finances pour 2024 concernant l’assiette du régime des aides fiscales à l’investissement...
  28. a. Un verdissement du régime d’aide fiscale et une exclusion des actifs destinés à un usage domestique
  29. b. Une adaptation du régime de l’aide fiscale tenant compte de la réforme du règlement général d’exemption par catégorie
  30. 3. Une application encore partielle de la réforme
  31. C. Le suramortissement pour les navires « propres », créé par la loi de finances pour 2019 et régulièrement aménagé depuis
  32. 1. L’état du droit
  33. 2. Une évaluation inexistante
  34. D. la majoration de taxe d’habitation sur les rÉsidences secondaires (THRS) : une ressource fiscale grandissante pour les communes
  35. 1. Le nombre de communes pouvant majorer leur THRS a été considérablement élargi en 2023
  36. a. Une possibilité de majoration restreinte aux « zones tendues »
  37. b. Un zonage étendu par la loi de finances pour 2023
  38. 2. Un levier fiscal de plus en plus mobilisé par les communes concernées
  39. a. De plus en plus de communes ont recours à la majoration de leur THRS
  40. b. Des niveaux de majoration importants conduisant à des produits en forte hausse
  41. 3. Une source de revenus importante pour certaines communes mais non exempte de critiques
  42. a. Une manne financière essentielle pour certaines communes mais un effet sur le parc des logements encore à démontrer
  43. b. Un contournement des règles de liaison des taux qui cible un nombre restreint de contribuables
  44. E. La hausse du plafond départemental des droits de mutation à titre onéreux : une bulle d’air insuffisante pour les départements
  45. 1. Une hausse temporaire des droits de mutation à titre onéreux au bénéfice des départements largement utilisée
  46. a. La loi de finances pour 2025 a introduit une faculté de majoration du taux départemental des droits de mutation à titre onéreux
  47. b. Un outil fiscal plébiscité par les départements
  48. 2. Une aide bienvenue au moment où les recettes de DMTO plongeaient
  49. a. Des recettes de DMTO en fort recul pendant deux années consécutives
  50. b. Des recettes attendues en hausse sous l’effet conjugué d’une augmentation des taux et d’une amélioration du marché immobilier
  51. 3. Un coup de pouce insuffisant compte tenu de la situation inquiétante des finances des départements
  52. F. l’impact de la hausse de la taxe sur les billets d’avion réalisée par la LFI pour 2025, et plus largement de la fiscalité, sur le...
  53. III. quelques éléments de réflexion sur plusieurs sujets fiscaux et financiers
  54. A. Le crédit d’impôt en faveur des services à la personne : une dépense fiscale à réexaminer dans le contexte budgétaire actuel
  55. 1. Un dispositif élargi et renforcé en faveur de l’emploi à domicile
  56. a. Un mécanisme de soutien au financement des services à la personne
  57. b. Le crédit d’impôt au titre des services à la personne a fait l’objet d’une augmentation des plafonds et d’un élargissement des bénéficiaires
  58. 2. Le crédit d’impôt en faveur des services à la personne est coûteux
  59. a. Un dispositif très favorable qui ne répond que partiellement à ses objectifs
  60. i. Un avantage fiscal particulièrement favorable au regard des autres pays européens
  61. ii. La générosité du crédit d’impôt en faveur des services à la personne ne lui permet de répondre que partiellement aux objectifs qui...
  62. b. Le crédit d’impôt est concentré sur certaines activités spécifiques
  63. c. Un dispositif budgétairement très coûteux
  64. i. Un avantage fiscal qui profite principalement aux ménages les plus aisés
  65. ii. Le coût du crédit d’impôt service à la personne connaît une hausse importante ces dernières années
  66. 3. Une limitation du crédit d’impôt en faveur des services à la personne apparaît souhaitable dans le contexte budgétaire actuel
  67. a. La réduction du taux pourrait pénaliser les bénéficiaires les plus modestes
  68. b. L’exclusion de certaines activités du dispositif pose des problèmes délicats
  69. c. La réduction des plafonds apparaît plus efficace et plus juste
  70. B. L’abattement de 10 % sur le montant des pensions et retraites : un dispositif qui pourrait évoluer
  71. 1. Un abattement qui a très peu évolué depuis sa création
  72. a. Un abattement faisant l’objet d’un plafonnement par foyer fiscal
  73. b. Un abattement qui vise à « aider les personnes retraitées »
  74. 2. Un abattement au coût élevé et bénéficiant avant tout aux ménages les plus aisés
  75. a. Le coût budgétaire de l’abattement est en forte progression
  76. b. Un abattement qui bénéficie avant tout aux ménages les plus aisés
  77. c. Un abattement dont les justifications peuvent être questionnées
  78. 3. Une réforme de l’abattement de 10 % sur les pensions et retraites pourrait être envisagée afin d’adapter le dispositif à la situation...
  79. a. La suppression de l’abattement doit être écartée
  80. b. Une diminution du plafond de l’abattement pourrait être étudiée
  81. C. L’évaluation des conditions encadrant le pacte Dutreil
  82. 1. Les conditions permettant de bénéficier du pacte Dutreil ont globalement été assouplies depuis sa création
  83. 2. Le pacte Dutreil, dont le coût est méconnu, a connu un important développement tandis que son efficacité demeure insuffisamment évaluée
  84. 3. Des modifications sont nécessaires pour mieux encadrer le dispositif
  85. D. Le coût et l’utilisation de l’apport-cession
  86. 1. L’apport-cession est un mécanisme de report d’imposition dont les conditions ont été assouplies ces dernières années
  87. 2. Les montants placés en report d’imposition ont connu une hausse significative, qui invite à s’interroger sur la finalité de l’apport-cession
  88. E. Les modalités et le contrôle du recouvrement de la taxe sur les transactions financières (TTF) par Euroclear
  89. 1. Une taxe dont le taux a été revu mais dont l’assiette demeure limitée
  90. 2. Une procédure de recouvrement atypique qui pose question
  91. a. Euroclear est responsable de la collecte du paiement de la TTF et des données déclaratives associées
  92. b. Des améliorations demeurent nécessaires dans la gestion et le contrôle de la TTF
  93. Examen en commission
  94. Annexes
  95. ANNEXE 1 : mesures d’application de la LOI n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025
  96. ANNEXE 2 : mesures d’application des Dispositions fiscales adoptées hors lois de finances en 2024 – lois PUBLIÉEs EN 2024
  97. ANNEXE 3 : mesures d’application des DISPOSITIONS FISCALES ADOPTÉES HORS LOIS DE FINANCES – ORDONNANCE PUBLIÉE EN 2024

– pour les navires de haute mer et côtiers pour le transport de marchandises exclusivement utilisés pour la prestation de services côtiers et à courte distance conçus pour permettre le transfert modal de marchandises actuellement transportées par voie terrestre vers la voie maritime, avoir des émissions de CO2, calculées à l’aide de l’EEDI, inférieures de 50 % à la valeur de référence moyenne pour les émissions de CO2 définies pour les véhicules utilitaires lourds (sous-groupe de véhicules 5-LH) telle que publiée conformément à l’article 11 du règlement (UE) 2019/1242.

([76]) Article 31 de la loi n° 2014-1655 du 29 décembre 2014 de finances rectificative pour 2014.

([77]) Article 97 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017.

([78]) Jusqu’en 2017, les communes concernées pouvaient seulement décider de mettre en œuvre une majoration de 20 % de leur THRS.

([79]) Décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d'application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituée par l'article 232 du code général des impôts.

([80]) Décret n° 2015-1284 du 13 octobre 2015 modifiant le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d'application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituée par l'article 232 du code général des impôts.

([81]) Article 73 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023.

([82]) Décret n° 2023-822 du 25 août 2023 modifiant le décret n° 2013-392 du 10 mai 2013 relatif au champ d'application de la taxe annuelle sur les logements vacants instituée par l'article 232 du code général des impôts.

([83]) Rapport d'information relatif aux dysfonctionnements dans la gestion des impôts locaux et leurs conséquences présenté par Mme Christine Pirès Beaune et M. David Amiel, n° 1594, déposé le mercredi 18 juin 2025.

([84]) Exposé sommaire de l’amendement n° II-831 de M. Pascal Cherki adopté lors de l’examen en séance en première lecture à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances pour 2017 et mettant en œuvre la possibilité pour les communes de majorer leurs recettes de THRS d’un pourcentage compris entre 5 % et 60 %.

([85]) Insee Première, Deux résidences secondaires sur trois sont détenues par un ménage de 60 ans ou plus, n° 1871, août 2021.

([86]) Les ménages aisés étant, dans cette étude, définis comme ceux dont le niveau de vie est au-dessus du 9ème décile de niveau de vie national en 2016.

([87]) Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025.

([88]) Les conventions taxables englobent de manière générale tous les actes qui, sans revêtir la forme d’une vente, emportent mutation à titre onéreux.

([89]) Sont considérées comme primo-accédantes les personnes physiques n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale ou n’ayant pas acquis les droits réels immobiliers de leur résidence principale dans le cadre d’un bail réel solidaire au cours des deux dernières années précédant l’émission de l’offre de prêt.

([90]) En 2024, le Morbihan a adopté une hausse du taux de DMTO à 4,50 % applicable à compter du 1er juin 2025.

([91]) Les données relatives aux produits de DMTO départementaux proviennent de la direction générale des finances publiques (DGFiP) qui peuvent diverger de celles d’autres institutions pour des raisons méthodologiques. Il s’agit ici de données de recouvrement, enregistrées en comptabilité auxiliaire de l’État et non de données issues des comptes de gestion des collectivités territoriales. Par ailleurs, l’ensemble des départements métropolitains et d’outre-mer sont pris en compte, ainsi que la part départementale des DMTO perçus par Paris.

([92]) Cour des comptes, Les finances publiques locales 2025, fascicule I, juin 2025.

([93]) 0,1 % pour Mayotte.

([94]) Cour des comptes, Les finances publiques locales 2025, Fascicule 1, p. 100, juin 2025.

([95]) Cette décote a été calculée sur la base des données d’obtention de crédit ainsi que sur la proportion de primo-accédants observée par les fédérations immobilières pour l’année 2024.

([96]) Données de Notaires de France.

([97]) Chiffres de l’Insee.

([98]) Chiffres fournis par le cabinet Michel Klopfer.

([99]) Observatoire des finances et de la gestion publique locales, Les finances des collectivités locales, Édition 2025.

([100]) Rapport d’Éric Woerth au Président de la République, Décentralisation : le temps de la confiance, mai 2024.

([101]) Article 30 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025.

([102]) Le tarif de l’aviation civile de la taxe sur le transport aérien de passagers est prévu par l’article L. 422-21 du CIBS.

([103]) Ces tarifs sont ceux fixés, pour la période courant du 1er avril 2025 au 31 mars 2026, par l’article A. 422-8 du CIBS.

([104]) Le tarif de sûreté et de sécurité de la taxe sur le transport aérien de passagers est prévu par l’article L. 422-23 du CIBS.

([105]) Cette taxe est prévue par les articles L. 425-1 à L 425-20 du CIBS.

([106]) Ce tarif, prévu par l’article L. 422-22 du CIBS, était auparavant dénommé « taxe de solidarité sur les billets d’avion » et souvent désigné par l’expression « taxe Chirac ».

([107]) Parmi les destinations non européennes, les destinations lointaines sont celles situées à plus de 5 500 km de Paris ; celles qui sont plus proches sont les destinations intermédiaires.

([108]) Source : Union des aéroports français et francophones associés.

([109]) Source : Union des aéroports français et francophones associés.

([110]) Source : « Flash Conjoncture Pays avancés - 2024, année record pour le tourisme international en Espagne », Direction générale du Trésor, publié le 4 mars 2025, et consultable ici.

([111]) Source : Fédération nationale de l’aviation et de ses métiers.

([112]) Sénat, rapport n° 175 fait au nom de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation sur le projet de loi de finances rectificative pour 1991, tome II, fascicule 1, 1991, p. 76.

([113]) Exposé sommaire de l’amendement n° 233 rect. bis présenté par M. Gournac et les membres du groupe Union pour un Mouvement Populaire.

([114]) Cour des comptes, Le soutien de l’État aux services à la personne, mars 2024, p. 13.

([115]) DARES, Services à la personne, baisse du travail non déclaré en 2017, décembre 2021.

([116]) Direction générale des entreprises, Services à la personne : les enjeux du soutien public, Théma n° 25, novembre 2024.

([117]) Cour des comptes, op.cit., mars 2024, p. 98.

([118]) Cour des comptes, op.cit., mars 2024, p. 96.

([119]) Rapport annexé au projet de loi de programmation des finances publiques pour les années 2023 à 2027, alinéa 54.

([120]) Conseil des prélèvements obligatoires, Conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus, octobre 2024, p. 108 ; Cour des comptes, op.cit., mars 2024, p. 111.

([121]) Cour des comptes, op.cit., mars 2024, p. 105.

([122]) Sénat, rapport n° 85 fait au nom de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation sur le projet de loi de finances pour 1998, tome II, fascicule 1, 1997.

([123]) Sénat, rapport n° 88 fait au nom de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation sur le projet de loi de finances pour 1978, tome II, 1977, p. 16.

([124]) JO AN, Débats, 2e séance du 18 octobre 1977, pp. 6223-6231.

([125]) Tome II des voies et moyens annexé au PLF pour 2025, dépense fiscale n° 120401, p. 75.

([126]) JO AN, op. cit., p. 6225.

([127]) Sénat, rapport n° 86 fait au nom de la commission des finances, du contrôle budgétaire et des comptes économiques de la Nation sur le projet de loi de finances pour 1997, tome II, fascicule I, 1996, p. 41.

([128]) INSEE, Projection de population par grand groupe d’âges, données annuelles de 2030 à 2070, 2021 (lien).

([129]) Conseil des prélèvements obligatoires, Conforter l’égalité des citoyens devant l’imposition des revenus, octobre 2024, p. 64.

([130]) Conseil des prélèvements obligatoires, op. cit., octobre 2024, p. 65.

([131]) INSEE, Les revenus et le patrimoine des ménages, édition 2024 (lien).

([132]) Abattements sur le revenu imposable pour les personnes de plus de 65 ans dont le RFR est inférieur à 28 170 euros (article 157 bis du code général des impôts), exonération de taxe foncière pour les personnes de plus de 75 ans dont le RFR est inférieur à 12 679 euros pour la première part de quotient familial (article 1391) ou dégrèvement de 100 euros pour les personnes entre 65 et 75 ans répondant à ces mêmes conditions de RFR (article 1391 B), par exemple.

([133]) Institut des politiques publiques, Effets budgétaires et distributifs des mesures socio-fiscales, juillet 2025, pp. 44-45.

([134]) Loi n° 99-1172 du 30 décembre 1999 de finances pour 2000.

([135]) Loi n° 2003-721 du 1er août 2003 pour l’initiative économique.

([136]) La loi du 1er août 2003 a réduit une première fois la durée de l’engagement collectif de conservation, en la ramenant à six ans.

([137]) Loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises.

([138]) Le premier niveau d’interposition correspond au cas où une société détient directement une participation dans la société dont les titres font l’objet du pacte, le deuxième niveau au cas où une société possède cette participation de façon indirecte.

([139]) Article 23 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024.

([140]) Aux termes du premier alinéa de l’article 779 du CGI, « pour la perception des droits de mutation à titre gratuit, il est effectué un abattement de 100 000 € sur la part de chacun des ascendants et sur la part de chacun des enfants vivants ou représentés par suite de prédécès ou de renonciation ».

([141]) Il est fait ici l’hypothèse que la donation intervient avant les 61 ans révolus du donateur

([142]) Article 40 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.

([143]) Avant l’adoption de la loi de finances pour 2019, les seuils de détention s’élevaient à 20 % au moins des droits financiers et des droits de vote pour les entreprises cotées ou à 34 % des droits financiers et des droits de vote pour les entreprises non cotées.

([144]) Rapport sur les droits de succession remis au titre de l’article 58°2 de la loi organique n° 2001-692 du 1er août 2001 relative aux lois de finances.

([145]) « Repenser l’héritage », note du Conseil d’analyse économique n° 69, décembre 2021.

([146]) L’engagement collectif conservation est une étape indispensable pour bénéficier de l’exonération de DMTG. Il peut être souscrit par acte notarié ou par acte sous seing privé. Lorsqu’il n’a pas été formellement souscrit avant la transmission, il peut sous certaines conditions être réputé acquis.

([147]) « Repenser l’héritage », note du Conseil d’analyse économique n° 69, décembre 2021.

([148]) https://www2.assemblee-nationale.fr/static/17/Annexes-DL/PLF-2025/Voies_et_moyens_Tome_2_2025.pdf.

([149]) Comme le souligne la Cour des comptes dans le rapport susmentionné sur les droits de succession, « en particulier, le montant annuel des biens reçus par bénéficiaire des pactes a été évalué par le CAE à 8 Md€ à partir des données lacunaires issues de l’application « Fidji-enregistrement » ».

([150]) Le pacte Dutreil : actualités, bilan et perspectives : https://www.courdecassation.fr/agenda-evenementiel/le-pacte-dutreil-actualites-bilan-et-perspectives.

([151]) Voir notamment, d’une part, les travaux de Gersick et al., (1997) ou Sraer et Thesmar (2007) et ceux de Bach, Serrano-Velarde (2009) ou Bennedsen et al (2007).

([152]) Article 46 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.

([153]) Article 70 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025.

([154]) Idem.

([155]) Lorsque l’activité opérationnelle est transmise via une entreprise individuelle, l’exonération de DMTG ne porte, en application de l’article 787 C du CGI, que sur les biens « affectés à l’exploitation » de l’entreprise opérationnelle transmise, ce qui exclut de l’assiette de l’avantage le patrimoine privé de l’entrepreneur.

([156]) Dans les cas d’utilisation d’une holding à des fins patrimoniales, pour stocker des liquidités.

([157]) Amendement n°I-2915.

([158]) Article 18 de la loi n° 2012-1510 du 29 décembre 2012 de finances rectificative pour 2012.

([159]) Aux termes de l’article 150-0 B ter du CGI, « le contribuable est présumé exercer ce contrôle lorsqu'il dispose, directement ou indirectement, d'une fraction des droits de vote ou des droits dans les bénéfices sociaux égale ou supérieure à 33,33 % et qu'aucun autre associé ou actionnaire ne détient, directement ou indirectement, une fraction supérieure à la sienne. Le contribuable et une ou plusieurs personnes agissant de concert sont considérés comme contrôlant conjointement une société lorsqu'ils déterminent en fait les décisions prises en assemblée générale ».

([160]) Aux termes de l’article 150-0 B ter du CGI, les activités de gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier sont exclues du bénéfice de cette dérogation.

([161]) La société en question doit être soumise à l’impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ou y serait soumise dans les mêmes conditions si l’activité était exercée en France et a son siège de direction effective dans un État membre de l’Union européenne ou dans un autre État partie à l’accord sur l’Espace économique européen ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

([162]) La société en question doit répondre aux conditions mentionnées dans la note précédente et exercer une activité mentionnée au a du 2° du I de l’article 150-0 B ter, sous la même exclusion, ou avoir pour objet social exclusif de détenir des participations dans des sociétés exerçant les activités éligibles mentionnées à ce même a. Cette condition s’apprécie de manière continue pendant les cinq années précédant la cession.

([163]) Loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018 de finances pour 2019.

([164]) Règlement (UE) n 651/2014 déclarant certaines catégories d’aides compatibles avec le marché intérieur en application des articles 107 et 108 du traité de fonctionnement de l’Union européenne.

([165]) Loi n° 2019-1479 du 28 décembre 2019 de finances pour 2020.

([166]) Loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024.

([167]) Cet article définit les conditions à remplir pour rentrer dans la catégorie des FCPR et FCPI dits « fiscaux » qui se distinguent des FCPI et FCPR « juridiques » dont l’actif est défini à l’article L. 214-28 du code monétaire et financier.

([168]) Décret n° 2024-532 du 10 juin 2024 relatif aux obligations déclaratives et aux modalités d'option pour l'application du d du 2° du I de l'article 150-0 B ter du code général des impôts issu de l'article 24 de la loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024.

([169]) Il s’agit des cas où le donataire contrôle la société émettrice des titres transmis, la notion de contrôle étant entendue au sens des dispositions du 2° du III de l’article 150-0 B ter et appréciée à la date de la transmission.

([170]) Ce délai est porté à dix ans en cas d'investissement réalisé dans les conditions prévues au d du 2° du I de l’article 150-0 B ter du CGI, soit les conditions présentées ci-dessus exigées pour maintenir le report d’imposition en cas de cession des titres moins de trois ans après leur apport. Le report est en revanche immédiatement accordé en cas de licenciement ou de décès du donataire ou de son conjoint ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité soumis à une imposition commune.

([171]) Application du prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 30 %.

([172]) En dehors du cas ici présenté de la donation entre vifs de plus-values placées en report d’imposition, qui permet au donataire d’accepter la dette fiscale existante, les plus-values latentes sont également purgées, selon le même mécanisme, en cas de donations de titres.

([173]) Comme précisé par la DGFiP, le montant donné pour le stock des plus-values placées en report d’imposition est un majorant. En effet, la case 8UT de la déclaration de revenus n° 2042, qui permet de renseigner le stock des plus-values placées en report d’imposition, peut également contenir des montants n’étant pas relatifs à des plus-values en report d’imposition en application de l’article 150-0 B ter.

([174]) https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2024-09/20241010-Conforter-egalite-des-citoyens-devant-imposition-des-revenus.pdf.

([175]) Estimation réalisée par le CPO « en supposant qu’en l’absence de ce dispositif, les sommes seraient taxées au [prélèvement forfaitaire unique] PFU + [contribution exceptionnelle sur les hauts revenus] CEHR soit un taux maximal de 34 %. Compte tenu du pilotage des revenus du capital, il ne s’agit pas d’une évaluation du coût budgétaire au sens strict : les opérations en cause ne seraient pas réalisées sans l’existence du dispositif ».

([176]) Prévu à l’article 199 terdecies-0 A du code général des impôts (CGI), le dispositif « Madelin » ou « IR-PME » ouvre droit à une réduction d’impôt sur le revenu au titre de la souscription en numéraire au capital initial ou aux augmentations de capital de certaines petites et moyennes entreprises (PME) non cotées.

([177]) https://www2.assemblee-nationale.fr/static/17/Annexes-DL/PLF-2025/Voies_et_moyens_Tome_2_2025.pdf.

([178]) Maîtrise de la politique de distribution ; prêts en compte courant d’associés, achats de biens via la holding mis à disposition des actionnaires.

([179]) Loi n° 2012-354 du 14 mars 2012 de finances rectificative pour 2012.

([180]) Au sens de l'article L. 211-17 du code monétaire et financier (CoMoFi). Le transfert de propriété intervient lors de l'inscription des titres acquis au compte-titres de l'acquéreur ou de l'inscription de ces titres au bénéfice de l'acquéreur au moyen d'une technologie des registres distribués mentionnée à l'article L. 211-3 du même code. Le deuxième alinéa du I de l’article 235 ter ZD du CGI précise qu’une telle acquisition s’entend de l’achat, de l’échange ou de l’attribution en contrepartie d’apports, de titres de capital.

([181]) https://bofip.impots.gouv.fr/bofip/9789-PGP.html/identifiant%3DBOI-ANNX-000467-20241223.

([182]) Article 25 de la loi n° 2016-1917 du 29 décembre 2016 de finances pour 2017.

([183]) Loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 applicable aux acquisitions réalisées à compter du 1er avril 2025.

([184]) À hauteur de 528 millions d’euros en 2024.

([185]) Le Fonds de solidarité pour le développement (FSD) a été institué par la loi de finances rectificative pour 2005, avec l’objet de contribuer au financement des pays en développement et de tendre à réaliser les « objectifs du millénaire pour le développement », notamment dans le domaine de la santé. Ce fonds sans personnalité juridique est géré par l’Agence française de développement.

([186]) Soit le 3° du II de l'article L. 621-9 du CMF, qui prévoit que l’Autorité des marchés financiers veille au respect des obligations professionnelles des dépositaires centraux visés au 1° du 1 de l’article L. 441-1 du même code.

([187]) Voir notamment les travaux de Gaëlle Capelle-Blancard, La taxation des transactions financières : optimiser le dispositif français, Centre d’économie de la Sorbonne, juin 2024.

([188]) Référé n° 52017-1860 du 19 juin 2017 sur la taxe sur les transactions financières et sa gestion.

([189]) Cette limite s’explique par l’absence de convention signée par Euroclear avec les plateformes de négociation ou des chambres de compensation, en vue d’obtenir des informations sur les transactions effectuées et de les comparer à celles qui lui sont déclarées, contrairement aux dispositions prévues par le 3 du IV de l’article 58 R de l’annexe III du CGI.

([190]) L’Euribor désigne un groupe de taux d’intérêts de la devise euro, parmi les principaux taux de référence de la zone euro.